FÉERIE
nom dérive du mot latin fatum, destin.
Cependant, sir Walter Scott dit que le mot elf^L été l’appellation primitive de ces êtres mystérieux. D’autres auteurs font venir leur origine du nom persan péri, d’où l’on a fait féri. Dans tous les cas, leur principale attribution semble avoir été, chez tous les peuples jde veiller à la destinée des hommes. On retrouve les fées chez presque toutes les nfttions de race germanique et celtique. La •vila slave ne paraît pas être autre chose qu’una ift puissante , ou qu’une sibylle.
De nombreuses traditions druidiques nous font voir les fées habitant presque toutes les cavernes des Gaules ; elles venaient surtout au clair de la lune danser dans les prairies, et, s’il s’agissait de se transporter en quelque lieu lointain , un char de feu , un griffon aux ailes rapides, les emportaient en un instant â travers l’immensité des airs. La croyance au pouvoir des fées, qui était très-vive au quatorzième et au quinzième siècles, s’est ' conservée encore dans quelques-unes de nos . provinces. L’Écosse semble surtout fertile en souvenirs féeriques : les fées sont connues dans ce pays sous le nom de fairies ou