‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 31 sur 64 · ASIE.* AH411IR · texte numérisé non relu

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# CHAPITRE II . — Asie.

Section I. — sirabie.

Parmi les Arabes, les uns sont immédia- ' tement sous la puissance du grand-seigneur, tels sont ceux qui habitent l’Arabie Petrce , d’autres relèvent seulement de la Porte, tel est le shériff ou prince de la Mecque. Les Arabes de l’Yémen sont gouvernés par leur roi', et les autres sont errans et indépendans.

Les Arabes qui habitent le désert sont divisés en tribus et en hordes indépendantes les unes des autres.Depuis un temps immémorial le gouvernement patriarchal s’est maintenu parmi eux, et l’autorité du sclieick est celle d’un père sur sa famille. Tous lesscheicks qui appartiennent à une même tribu forment des associations pour leur propre défende.

Ils reconnaissent souvent un chef commun qui les dirige dans leurs brigandages ; il porte le titre de scheich des scheichs , et est élu dans une famille où ce titre est héréditaire. Son pouvoir est très-limité, et il considère les autres scheicks plutôt comme des associés que comme des sujets. S’ils sont

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niéconteiis de lui ils le déposent. Les autres Arabes, fiers de leur indépendance, sont entièrement libres de leur personne, et ne tiennent à leurs chefs par aucun lien; ils déposent aussi fréquemment leurs scheicks quand ils sont injustes et inhumains, et leur choisissent des successeurs dans leur famille.

Dans îe climat plus doux de l'Arabie Heureuse, ii existe depuis des temps déjà fort anciens des monarchies plus ou moins étenr dues : tels sont les royaumes de l’Yémen et d’IIadramaout , le sultan d’Oman et le sliériff de la Mecque, descendans de Mahomet.

Le pouvoir de ces souverains est presque absolu , mais l’esprit fier et belliqueux de ces peuples oblige les princes à en user avec modération.

La couronne des souverains de Y Yémen est héréditaire. Quoique Vimçin ou émir soit revêtu de tout le pouvoir spirituel et temporel , et ne reconnaisse aucun supérieur, cependant il ne peut disposer à son gré du bien ou de la vie de ses sujets que par suite d’un jugement du tribunal souverain de Sana, composé de plusieurs cadis* et dont l’émir n’est que le président. L es gouverneurs des

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