‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 32 sur 64 · ARABIE · texte numérisé non relu

ARABIE

provinces ou dolas sont ordinairement révoqués aulsout de deux ou trois ans; et de peur qu’ils ne cherchent à s’affranchir du joug de l’iman , on leur associe un baskateb ou contrôleur qui ne les quitte jamais. Ces dolas sont plutôt des juges de paix que des gouverneurs, et jouissent de peu de pouvoir. Le magistrat d’une petite ville est un seheick, et s’il exerce son autorité dans «me ville plus importante, c’est un émir. La dénomination de fakis semble dans l’Yéipen réservée aux personnes au-dessus du commun.

L’éducation est bien déchue en Arabie, mais elle n’y est pas entièrement négligée.

Un grand nombre d’Arabes apprennent à lire et à écrire, et les gens riches ou d’un rang élevé ont chez eux des instituteurs pour leurs enfans ou leurs jeunes esclaves. Partout on voit des écoles attachées aux mosquées, et entretenues par des fondations piteuses ; les villes possèdent d^ écoles pour* les études classiques, et des collèges où l’on enseigne la médecine, ^astronomie , l’astrologie et la philosophie; il y a même à Zêbid et à Damar deux universités ou académies assez célèbres. Les Arabes , en fait ale législation , sont en-

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core comme nous étions au dixième siècle.

Section II. — Perse.

La Perse est une monarchie absolue, où la

vie et les biens de tous les habitans sont à la disposition du prince. La couronne est héréditaire , excepté pour les femmes. Le prince met sa volonté au-dessus de toutes les lois ; il n’a pas de conseil, il consulte seulement les ministres le plus en faveur.

Le premier ministre , appelé attemaecdoulet , ou directeur de l’empire, est le grand pivot sur lequel roulent toutes les affaires administratives. Sa principale occupation est de plaire à son maître, de le flatter, et de le laisser dans une ignorance complète sur les affaires de l’empire. Ses fonctions toutefois ne sont pas sans danger, mais ce danger est compensé par le grand pouvoir dont il jouit , les richesses qu'il amasse, et la satisfaction de voir rouler à ses pieds tous les grands officiers de l’empire.

* Après le premier ministre viennent les nadirs ou grands maîtres de la maison du prince; le mehter ou valet de chambre, toujours eunuque blanc, le grand écuyer, le

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grand veneur, le divan-beggi ou chef de la justice, à qui on en appelle des sentences des derogas ou lieutenans de police des villes; puis les secrétaires d’état , le maître des comptes et finances , les premiers médecins , les inspecteurs du palais, les hérauts d’armes, enfin les khans ou gouverneurs des provinces, auxquels sont subordonnés des gouverneurs de districts appelés soltans ; tous nommés et choisis par le prince.

Le cazi est l’arbitre suprême des causes civiles, et 1 sheick-elselleum ou chef de la religion, semblable au muplili turc, est le grand-juge des matières ecclésiastiques. Sous lui sont les sheick-elselleums et les cadis , qui prononcent sur toutes sortes de matières, font les contrats, lcstestamens et autres actes publics, dans toutes les villes où ils sont répandus ; après eux viennent les pichnamas ou directeurs des procès, et les mullahs ou docteurs de la loi- En général la justice en Perse est administrée d’une manière aussi arbitraire et expéditive qu’en Turquie. Il n’y a de nobles que les descendans du prophète.

Section III. — Tartaric.

Les Tartares kirguises , qui sont nomades , parcourant à cheval les steppes et les déserts, et y promènent leurs nombreux troupéaux; ils jurent fidélité à l’empereur de Russie par

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leurs députés , mais ils ne se reconnaissent nullement pour ses sujets et ne lui paient «aucun Iribut.Les princes héréditaires kirguises ont peu de pouvoir, parce que tout se décide en assemblée générale. Le Turkestan est soumis au pouvoir de khans , vassaux pour la plupart des kirguises ; il en est de même des Turcomuns.

* lu état de Khiwa est gouverné par un khan qui tient une cour brillante pour lin prince tartare, mais qui ne possède qu’une ombre d’autorité ; toutes ses fonctions se bornent à apposer le sceau de l’état aux actes publics. Le pouvoir est entre les mains de Yinuk, président du divan ou conseil d’état, formé des grands officiers de l’empire , qui obtiennent ces places par les suffrages du peuple. Le moulha-bashi ou chef des docteurs de la loi majiométane , exerce aussi une grande autorité. ;

• La grande Boukarie est une monarchie absolue et héréditaire, où les ministres, premiers fonctionnaires de l’état , assistés d’une vingtaine d’autres membres, forment le divan ou conseil d’état, qui ne se rassemble que sur l’ordre du khan et pour les affaires impor-

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