‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 36 sur 64 · CHIITE · texte numérisé non relu

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touche une solde mensuelle de 32 francs environ , et il doit s’habiller à ses frais et à sa volonté Lequatrième corps reçoit du gouvernement des portions de terrain qu il cultive, pour subvenir à la subsistance des soldats.

L’armée a ses tribunaux particuliers, composés de scs chefs; le principal de ces tribunaux, qui est à Pékin, est divisé en cinq classes; son président , un des personnages les plus émiuens de l’empire , commande à toute la force armée; pour balancer son pouvoir il a un assesseur ou mandarin lettre qui jouit du titre et des fonctions de surintcndant-gcnéral des armées. Le 1

président, dans toutes les affaires graves, doit aussi prendre l’avis de deux inspecteurs nommés par l’empereur, et quand ces quatre personnages ont arrêté une mesure quelconque, elle doit encore être soumise au contrôle d'une haute cour civile nommée ping-pou, qui réside aussi dans la capitale.

Instruction. — L'éducation, qui est publique à la Chine est très-répandue, et les magistrats lui doivent une protection spéciale. Celle de la première enfance est confiée aux parens, que la loi charge impérativement de ce soin.

• A l’âge de huit ans les enfaus passent dans les écoles publiques qui existent dans les moindres localités; ces écoles sont graduées avec sagesse, et l’on monte successivement d’une école primaire jusqu’à l’école supérieure delà capitale, où l’on admet seulement les jeunes gens qui décèlent un grand talent. C’est dans les grandes villes qu’on prend les grades de licencié et de bachelier; et c’est à Pékin seulement qu’on peut acquérir le doctorat, qui vous rend propre à toutes les fonctions publiques.

Ce »ont en graude partie des mandarins qui sont chargés

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de l’éduealion , et qui inspirent au peuple l’obéissauc* aux lois et la pratique des vertus sociales.

A la Chine, tout le inonde paie l'impôt, qui est basé sur l’étendue et le revenu des terres. Les retardataires sont obliges de nourrir des pauvres et des vieillards, jusqu’à l’cnticre consommation en nature de ce qu’ils doivent au fisc en argent. Les mandarins charges de la perception rendent leurs comptes aux trésoriers généraux des provinces , et ceux-ci à la cour suprême des finances de la capitale.

Pays réunis à la Chine ou tributaires. — La Corée , que des aventuriers chinois ont conquise , est divisée en huit provinces , et son gouvernement a de l’analogie avec celui de la Chine , dont elle a adopté les sciences et les arts. Les lettrés y jouissent des mêmes privilèges que dans l’empire suzerain. Les rois de Corée, confondus avec les autres vassaux, envoient à Pékin un tribut annuel et des • ambassadeurs, qu’on y reçoit d’une manière peu distinguée. Le roi est chez lui despotQ et absolu , et à sa mort son successeur ne prend le titre qu’après en avoir reçu l’investiture de l’empereur; tous les habita ns sont tenus de travailler pour le souverain pendant trois mois de l’année, et aux revenus considérables de ses domaines ce prince ajoute

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le produit dé la dime royale levée en nature'

sur toutes les productions du sol. Les nobles exercent dans leurs terres un pouvoir féodal très -oppressif.

Les Mantckoux , le peuple le plus civilisé des trois grandes nations de l’Asie centrale, surtout depuis qu’ils ont fait la conquête de la Chine , où un empereur de leur race règne encore, forment le gouvernement de Schinyang, divisé en deux fous ou sous-gouvernemens; tout y est régi comme «à la Chine.

Le9 Mongols , autrefois conquérans redoutables , sont aujourd’hui divisés en plusieurs petits hanats qui paient à l’empire un tribut annuel, et dont les khans sont les très-humbles vassaux de l’empereur. Les Mongols Aal- Aas seuls ne paient aucun tribut. Depuis ifiao ils possèdent un code complet de lois, signé et approuvé par quarante-quatre princes ou chefs , dans lequel on remarque les épreuves par le feu et toutes les pratiques des peuplades germaines du moyen âge.

Le Thibct a été pendant quelque temps soumis à des princes séculiers, appelés tsan pa. A cette époque, le dalai-lama, ou grand pontife de la religion, demeurait comme nu-

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jourd’hui à Lassa. Les Kalmouks, après avoir vaincu le prince séculier , transférèrent son pouvoir à un grand lama. Des différends s’é- • tant élevés entre le lama rouge et le lama jaune, celui-ci, par l’influence de la Chine, finit par acquérir la prépondérance, et en 1792, les peuples du Népaul ayant commis de grands ravages au Tliibet, l’empereur de la Chine envoya une armee au grand lama; depuis cette époque, ce pays, tributaire de la Chine, est occupé par une chaîne de postes militaires qui empêchent toute communication avec l’Inde.

Le lama, peu puissant dans ce monde temporel , est pour une grande partie de l’Asie la divinité visible. C’est Fo, c’est Bouddha luimême , levétu d’une forme humaine. Il ne se montre jamais au peuple , et est censé ne point mourir; deux autres lamas, qui lui sont inférieurs, résident l’un à Teschou, et l’autre à Kliarka. Le grand lama avait coutume de nommer un tipa ou régent séculier , aujourd’hui remplacé par un prince gouverneur , envoyé de la Chine. Le Tliibet est divisé en douze provinces, dont le Boucan , qui formait jadisun royaume particulier, et le JVépaul, qui

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