‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 37 sur 64 · CHIITE · texte numérisé non relu

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était gouverné par un rajah indien indépendant , font aujourd’hui partie.

La Kalmoukie est habitée par quatre hordes nomades, gouvernées de temps immémorial par des kans ou princes, dont l’autorité se transmet par succession d’après un droit réputé sacré et divin. O11 distingue parmi les Kalmouks trois classes différentes, la noblesse, le clergé, et le peuple, composé d’esclaves. La puissance du khan-thaidsha, ou prince en chef, ne consiste souvent que dans le nombre des sujets auxquels il commande directement. Les sujets des chefs inférieurs forment un oluss qui se divise en imaks , composés de cent-cinquante à trois cents familles. Chaque imak est commandé par un saissan ou noble, qui dépend çlu chef de l’oluss ; mais dans tous les cas ces chefs n’obéissent au khan-taidsha que dans les affaires d’une importance générale ou qui concernent toute une horde.

A la première sommation , un Kalmouk doit se présenter à cheval et armé devant le prince, qui renvoie les hommes faibles et retient ceux capables de soutenir les fatigues de la guerre. Le tribu dû par chaque pro-

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' priétaire consiste en la dixième partie des troupeaux et des autres produits quelconques.

La religion des Kalmouks est celle du dalaï-lama, et ce pontife souverain est même choisi parmi les s fans-jaunes , que Pallas regarde comme une tribu kalmouke.Ces peuples sont superstitieux et soumis à l’empire de leurs gellongs ou prêtres, à qui ils confient la direction de leurs affaires , et qui , comme tous les imposteurs , abusant du nom sacré de la religion , vivent dans l’abondance et au sein de la licence, aux dépens de leurs concitoyens.

Sectiow IX. — Japon.

D’après les annales japonnaises Sim-mu ° fut le fondateur de la monarchie, et le trône depuis ce prince s’était perpétué dans la même famille. Les souverains du Japon , appelés Daïrisy étaient à la fois pontifes et rois de la nation ; leurs ordres étaient sôcrés et absolus. Pendant deux mille quatre cents ans le Japon fut gouverné par ces rois pontifes, et leur suite remonte à plus de six cents ans avant notre ère. Vers l’an ii 43 ceô princes eurent l’imprudence de partager leurs états

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en plusieurs gouvernemens dont l'administration politique et civile fut confiée à de grands seigneurs recommandables par leurs lumières et leurs vertus. Sous ce gouverne- . ment théocratique et faible, ces lieutenans, qui jouissaient de tous les pouvoirs,causèren au Japon mille révolutions diverses par leur ambition, et réussirent, au milieu des discordes civiles, à établir leur indépendance abso- 1 ue. Telle était la situation du Japon lorsqu’on le découvrit. Les daïris, pour maintenir leur autorité, avaient, dès le douzième siècle, placé près de leur trône un chef militaire nommé le Kubo ; la puissance de ce chef s’accrut aux dépens de celle de son maître indolent, et, en i585, au milieu des guerres civiles , un soldat de fortune nommé Taïco, étant parvenu à ce poste important, défit successivement tous les petits despotes du Japon, les fit rentrer dans l’obéissance , et , sans détruire la nom ni la race des pontifes, envahit leur pouvoir, et ne leur laissa plus qu’une ombra d’autorité temporelle.

Depuis cette révolution, le gouvernement du Japon est une monarchie absolue et héréditaire, fondée sur l’obéissance d’un grand

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nombre de princes héréditaires et absolus eux-mémes dans leurs gouvernemens , et soumis du reste à de rigoureuses mesures.

Les princes du premier ordre , appelés darim° s , et ceux d’un rang inférieur ou les sio mtos ’ s °nt non seulement forcés de laisser leur famille en otage dans la capitale , mais ils doivent encore y résider eux-mémes six mois de l’année. La jalousie mutuelle de ces giaiuls vassaux est encore un gage de leur soumission au pouvoir suprême.

Les revenus de l’état sc composent du domaine royal, qui est Ircs-considérable au Japon, et de dioits sur les mines et le commerce. Chaque prince dispose des revenus de son fief ou gouvernement ; ces revenus lui servent à entretenir sa cour, à pourvoir à toutes les dépensas de l’état c^vil de sa province , et à tenir sur pied une force, militaire réglée d'après l’étendue de ses revenus. •

La justice est en général très-expéditive au Japon; les Iris y sont en petit nombre, exécutées avec rigueur et sans égard pour les personnes. Les parties qui ont des intérêts à démêler comparaissent devant le juge, lui exposent l’affaire , et celui-ci prononce son jugement sans délai; de simples délits correctionnels sont souvent punis de mort, mais la sentence doit être ratifiée par le conseil privé de l’empcreur.L’éducation morale de la jeunesse est un devoir impose par la loi, et les parens sont

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responsables des (antes on des délits auxquels peuvent se Jivrer les enfans.

La police passe pour être vigilantedans tout l'empire; et non seulement il y a dans chaque village un magistrat principal appelé nimian, chargéde ceservicepublic, mais les habitans de chaque rue, responsables en masse des crimes ou délits commis par l'un d'eux, choisissent un commissaire qui veille continuellement a la sûreté des personnes et des propriétés. Il y a même dans le moindre hameau un emplacement entouré de palissades, au milieu duquel est une inscription qui porte en gros caractères un petit code de police.

* CHAPITRE III .—Afrique.

Section I. — Égypte.

L’Egypte , autrefois partie intégrante de

l’empire ottoman, était gouvernée comme les autres provinces turques et d’après les mêmes principes. L’expédition des Français dans ce pays porta déj à «une atteinte sensible à la souveraineté du sultan , et depuis qu’un homme plus éclairé que ne le sont ordinairement les mahométans en est devenu lè vice-roi , cette province paraît êtrè à jamais soustraite à la suzeraineté de la Porte.

Déjà Mohammed-Aly avait introduit d’importantes améliorations dans l’admmi-

stration intérieure de l’Égypte, lorsqu’en 1824 tout a de nouveau changé de face. Ce prince a formé auprès de sa personne un conseil d’état ou divan\ pour discuter les matières législatives et d’administration. Ce conseil se compose du kyahio-bey ou lieutenant du vice-roi, du divan-effendy , premier secrétaire-d’état ; du dcfierdar-bey , administrateur du revenu des mosquées; du ktiazna dar-agha , trésorier-général ou ministre des finances; du tidjarret-nascrich , directeur du commerce étranger et des affaires étrangères; du djehadyèh-nasérich , ministre de la guerre; du gïâl-nasérich , administrateur des produits territoriaux; du koumos-nascrich, administrateur des étoffes fabriquées pour le compte du pacha ; du nasr-el-asnâf , administrateur des produits de l’industrie destinés à la consommation ; enfin du sèfayn-nasèrich ou ministre de la marine.

Enfin, en 1829, le pacha a convoqué les notables des provinces qu’il a réunis en assemblée délibérante , sous la présidence du divan-effendy. C’est au mois d’août qu’ont commencé les séances de cette assemblée, qui se composait de vingt-huit memours et moa -

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