‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 38 sur 64 · ALGER · texte numérisé non relu

ALGER

, vyns , préfets et sous-préfets , et de quatrevingt-treize cheyks-el-beled , chefs ou maires des villes et villages, qui, en y comprenant les ministres, les directeurs généraux, les grands officiers de la couronne et quelques hauts fonctionnaires, formaient un total de cent-soixante personnes, auxquelles le pacha a fait soumettre les affaires de l’administration générale de l’Egypte. Ce n’est pas à proprement parler une représentation nationale, mais c’est plus qu’un conseil. Plus tard les délibérations et les travaux de cette assemblée seront rendus publics.

On a établi au Caire une école d’administration pratique, d’où sont tirés tous les administrateurs publics, et en 1829 le vice-roi a décidé que le mode de comptabilité française , en partie double , serait désormais le

seul suivi dans toute l’Égypte..

Section II. — Alger.

La population de l’état d’Alger se compose de quatorze à seize mille Turcs, qui occupent le premier rang , forment la milice ou force armée du pays , et sont seuls appelés à remplir les premiers emplois. Après eux vieil-.

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nent les cologlis ou citoyens issus de l’union des Turcs avec les femmes maures , et auxquels sont réservés les petits emplois de l’administration ; enfin les Maures , les Arabes , les Juifs, les renégats et les Chrétiens.

Le gouvernement d’Alger, tributaire de la Porte-Ottomane, est une démocratie militaire à la tête de laquelle se trouve un dey , choisi parmi les soldats , tous habiles à parvenir à cette dignité. Pour l’exercice de ce droit d’élection, qui appartient à la milice, chaque soldat donne son suffrage, et l’on peut facilement se faire une idée du tumulte et de l’anarchie qui régnent dans ces élections, où tout se décide par le cimetbrre , et de 1 instabilité de la puissance du dey , qui repose sur la volonté de ces milices turbulentes. Quoique électif et toujours au moment d’être précipité d’un 'trône glissant , le dey n’en exerce pas moins un pouvoir arbitraire et absolu, que tempère difficilement le divan ou conseil établi près de lui pour le guider dans ses résolutions, et contrôler l’exercice immodéré de sa puissance. Ce divan était d’abord composé des sept ou huit cents officiers des milices, maintenant il a perdu son influence politique , il

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