‹ Tableau historique des progrès matériels et intellectuels du Canada [microforme]Chapitre 8 sur 10 · DT · texte numérisé non relu

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y sou génie et à"sor-industrie. On sait que l’Europe oit au Canada deux grands peintres, Sebron, qüi a peint pour le roi de Hollande; et Falardeau, qui a vu dans son atelier Don Carlos; prétendart au Trône des Espagnes, et le Grand Duc de Florence, qui l’a fait chevalier.

Et la musique...... J'ai citè comme notre premier musicien Pabbé Martin, deuxième prêtre canadien, qui composa tout un office divin.’ Pierre Antoine Tabeau, décédé à Montreal au moment où il venait d’être nommé par le Saint Siége‘évêque de Spiga et Coadjuteur, avait été organiste de Ha cathédrale de Québec, et forma l’abbé Ecuyer, qui composa un Sanetus et qui mit en musique les pseaumes que l’on chante à vêpres. Quesnel donna de la musique d’Opéra’et de la musique sacrée. La ca: pacité de M. Seyboïld, formé en Allemagne, mais né, je crois, à Montréal; est universellement reconnue. Si je n’ôse m’avanturer plus loin dans cette branche, j’ajouterai au moins que l’apparition successive parmi nous de Nourry, Paul Julien, Ole Bull,-Gottschalk et autres somnités musicales, semble indiquer qu’il ÿ a en Canada de véritables appréciateurs de la granue musique.

Après la peinture et la musique, je ferai apparaître devant mon auditoire la poésie et la littérature en général, sans revenir toutefois sur les tems anciens. Si le Canada n’avait pas de peintres, si ma patrie était sans littérature, elle n’aurait qu’à s’accuser elle-même, car ici tout inspire, tout est grandiose, -comme on l’a pressenti dans ces vers :

Des bords du Saguenay peignez-nous la ‘hauteur, Et de son large lit l'énorme profondeur,

Ou du Montmorency l’admirable cascade,

Ou du Cap Diament l’étonnante esplanade. ”

Avant même le XIXème siècle, te Canada avait donné à la France Jacques Grasset-Saint:Sauveur, natif de Montréal, auteur de treize ouvrages. ‘ Plusieurs, dit Le-

‘brun, sont des'romans, les autres t.aitent de l’histoire. La plupart, publiés de 1785 #- 1805, jouirent de la vogue qui s’attachait aux livres composés dans l'esprit de cette période de notre-littérature. : Paris: les a recherchés un : môment:? :

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Ne rangeons donc pas ses œuvres avec la littérature proprement cauadienne. Avart d’aborder celle-ci, jo dis un mot de l’origine de l'imprimerie en Canada, : Elle y avait été inconnue sons les Français, Apportée à Québec en 1764, année où parut la Gazette de Québec, en Anglais et en lrançais, elle fut introduite à Montréal en 1778 par Fleury Mesplet, qui publia la Gazr'te Littéraire qui porte son nom. Les premiers livres imprimés furent dés alphabets, catéchismes et livres de prières du Père La Brosse, jésuite, un Voyage du chevalier Lacorne de St. Luc et les traités de Cugnet, notre jurisconsulte. Le docteur Labrie fonda à Québec le Courrier en 1807. Le Mercury, établi année suivante, est célèbre ainsi que son épigraphe: Mores et studia, et populos, et prelia dicam. Nion père peut être appelé le restaurateur de la presse française à Montréal. Il y publia depuis 1815 ou 16 lAurore des Canados, le Spectateur Canadien, la Bibliothèque Canadienne, le Magasin du Bas-Canada, V'Observateur Canadien et l'Encyclopédie Canadienne. Il ne foudraitt pas oublier l’Abeile des Trois-Rivières ni le Canadien de Québec, qui ont eu pour rédacteurs d’aussi habiles écrivains que MM. Mézière et Parent. La carrière du journalisme exige ‘une profonde instruction pour traiter des matières diverses, disparates ; l’activité continue de la >ensée pour saisir -et analyser les événemens et les incilens ; la sagacité pour pénétrer dans les intrigues et en évoir le ‘résultat: —elle exigerait surtout des prin- ‘pes arrêtés, de la bonne foi. Cette branche a pris sans ‘ontredit une grande -extention, mais en revanche les ournalistes habiles ou expérimentés sont devenus plus ares de beaucoup.

Avant que les journaux ne se fussent ainsi multipliés, a forme de la brochure fut en, vogue. On retrouve sous :e format une Épitre de Mgr. Bailly de Messein sur l’Elucation, l’allocution de Mgr. Plessis au sujet de la baaille navale d’Aboukir, la Relation de la Mort de Louis XVI, (*) une Séance de l’ancienne Société ‘Littéraire de

‘(®). Les Sans-Culottes n'étaient point:choyés en Canada. Quesnel

"les ridiculisait sur la scène, Plessis:mettaitla Providence du côté. de

eurs adversaires, et Jacques' Viger publiait la tauchante rélation du .dernier confesseur de Louis, ‘ , :

Québec, contenant un discours de M. Plämondon en pro-.. se dans le style du siècle de Louis XIV, des odes an- .

ge et françaises, et la harangue du Président avant e distribuer les palmes. Une excellente brochure de l'honorable .D. B. Viger sur les droits du Canada aux institutions francaises est à tort attribuée à Papineau père par Isidore. Lebrun. | | Maintenant, abordons franchement notre littérature, — car nous en avons une : Isidore Lebrun nous le concédait

déjà, et M. de Puibusque et les Français qui vivent au k

milieu de nous le font avec bien plus de raison. “ Comme toutes les littératures à leur naissances, dit Lebrun, c’est par la poésie que -débute celle du Canada. On remarque dans le Chansonnier Canadien publié à Montréal, entre autres pièces, So/ Canadien par Isidore Bédard, mort à Paris, Riches Cités par M. Morin. Béranger est

classique à Montréal et-à Québec. M. le notaire Garneau .

a déjà fait preuve de talent ; un pseudonynre, Mylthènes de goût. Mais le poëte français le plus fécond est M. Bibaud.…. Son Recueil contient des épitres, des Statires, des Odes, des chansons. Ce sont des portraits d’usuriers, de nihilistes, d’orateurs ennuyeux,-de- fausses dévotes.” Mon pére:est.en effet le premier Canadien qui ait publié un volume de poésies originales, L'auteur du tableau des Deux Canadas en publia une critique dans la Revue Eneyclopédique de Paris. Papa se-vengea sur un certain nombre de vers évidemment mauvais dont Boïleau n’a point

su purger ses où vrages, quorqu’il les remit si souvent sur .

le métier. “ Tandis que la Société Littéraire et Historique, dit le critique, appleudissait à la lecture d’un poëme sur le siége de Missolonghi, et que Montréal regrette

que les pièces détachées de Quesnel w’aient ‘ pas été re- .

cueillies, M. Bibaud y a publié un volume-de-ses poésies.

Ce recueil, le premier qui ait ainsi paru en Canada, cu- . rieux pour les bibliophiles, .est intéressant aussi pour les .

littérateurs par la variété de ses smatières; par ses défauts et ses qualités; les défauts sont nombreux selon

lui, et l’auteur aurait dâ choisir des sujets plus rians :

“ il existe encore des peuplades d’aborigènes, restes de tribus belliqueuses, aimantes, féroces. Leurs énergiques harangues, leurs assemblées, leurs chasses. et..Jeurs

amours n’ont pas encore été chantés par la poésie... Com- .

bien d’épopées lui, procurerait le Canada? M. Bibaud ne s’est essayé que dans une ode, Les Grands Chefs, et dans un dythirambe' à ln'mémôire de Montcalm. Mais il a de la verve, et e’ést du‘ ‘patriotisme que son talent a reçu des inspirations; des versificateurs de nos départemens, publient des recueils de leurs poésies qui certes ! sont inférieures à celles du poëte canadien.” Ce n’est pas peu dire, et mon père ne fit donc pas un faux pas; mais il a connu ses forces. Tout le monde n’est as poëte dans l’acception du mot tel-qu’il s'applique à indaïe, et il le sentait :

Incertaiu d’abord J'hésite d'écrire ;

Mais bientôt plus fort, Plus hardi, j’aspire

À me faire lire.

Prenant moñ essor,

Je dis : “ Ma besogne ‘ Etant à ce point,

‘ Ce serait vergogne

‘ Qu'on ne la vit point.

Car, plat ou sublime, Tout auteur qui rime Attend des lecteurs, Comme un pantomime” Veut des spectateurs.

Si sans feu, sans verve, J’ai, malgré Minerve Travaillé mes vers, Des lecteurs divers J’implore l’indulgence,

dit-il dans sa préface. Ses satires peuverit être citées comme modèles ; il réüssit encore dans la chänson politique. IL approche de la poésie des ’chosés et du style dans “ Les Mœurs Acadiennes ” et ‘dans quelques vers eités par le’ctitique:. Il'est parfois” prosaïque dans ses strophes consacrées à d’Iberville, à: Montcalm ; et dans “Les Grands Chefs,” il ne s'élève pas au véritable ton de Pôde. |

. Si mox père négligea les mœurs des Sauvages, Adam

Kidd en agit autrement dans son poëme anglais du # Chef Huren,” dédié à Moore, le grand barde de J’Erin, à qui on doit le ‘“ Cühiadian Boat Song” que l’honorable Dominique Mondelét a'mis eh vers français, Ce poëme n’est pas dépourvu de beautés. Je n’oublierai pas ici le “Cantique à l’Usage des Missions” dé l’abbé Boucher Bélleville. Dans ce recueil, dont la première édition, sur onze, était dédiée à Mgr. Louis Philippe Mariachéau d’Esgly, premier évêque canadien, ‘Nous vous invoquons tous ” et quelqués autres cantiques sont de l’éditeur lui même. ‘“ Enfans, la jeunesse,” Nouvelle agréable ” sont de l’abbé Painchaud, fondateur du collége Ste. Anne Lapocatière. Des laïcs y ont contribué ; quelques cantiques son dus à M. Laviolette : 1l y en a un sur le sacrement de l’autel, qui est de mon père.

C’est malgré moi que je passe sans transition de la poésie sacrée au théâtre. Quesnel est en Canada Je créateur des jeux scéniques, à moins qu’on ne veuille remonter à des repré-entations pas plus édifiantes qu’il ne faut, que Louis de Buade, comte de Frontenac, tant vanté pour sa piété par les Récollets, forçait dit-on les religieuses de Québec à souffrir dans leurs maisons, sinon même à lesencourager de Jeur présence. Après Quesnel, dont une pièce a été répétée à Paris même, Prudhomme, élève de Talma, le grand, mime,se mit à la tête des amateurs canädiens, pàarmi les quels on remarquait feu M. Donegani, Pierre Bibaud, Plamoudon, Mézière et autres. Kean a joué Richard III à Québec, et MceReady a -rait deux apparitions au Canada Depuis Quesnel encore, M. Petitclair, du Labrador n donné des comédies, et, dans “ Le jeune Latour ” aedié à lord Metcalfe, M. le bibliothécaire Gcrin Lajoie a aspiré à P’honneur d’être notre premier tragique. Son œuvre révèle un assez béau ta lent; mais il aurait dû s’inspirer de Fenimore Cooper plutôt que de Châteaubriand, dont les romans ne peuvent être lus sans dégoût par celui qui connait tant soit peu l’histoire d'Amérique. M. Lajoie fait paraître sur la scène les Iroquois au lieu des Abénaquis qui sont les peuples de l’Acadie ; il fait aussi un nom d'homme de Wampum qui signifie ces coquillages, ces rolliers de rassades qui, comme les guipos au Pérou, ser- ‘vaient d’hyérogliphes aux anciens qui racontainnt. à.la

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jeunesse les hauts faits des héros, ou aux orateurs, pour marquer les points de leurs harangues.

Ai-je nommé tous nos poëtes? Mérite-t-on ce nom pour avoir jeté des poésies dans les feuilles périodiques ou dans les gazetttes / —Pas ordinairement , quoique une belle vde suffise quelque fois pour conduire à l’immortalité. Appelerai-je donc du nom de poëteraux nos autres versificateurs ? je m’en garde: je les appélerai les poetæ minores de la patrie, ce qui n’est pas la même chose. M. Chauveau nous a lu de M. Garneau des vers qui valent infiniment mieux que sa prose. M. Octave Crémazie réussit même dans la poésie héroïque. M. Charles Lévesques est plein de charmes. La belle poésie est encore du ressort de M. Lenoir , et l’abbé Denis est souvent digne de Racine, fils. (On a dit que feu M. Laviolette était vesificateur et non poëte. Celà serait-il donc matière d'opinion ?.... car à mon avis, c’est l’inverse, Son expression est rarement choisie, —elle est parfois commune ; mais ce qui le distingue, c’est la verve, ce quelque chose qui vous pénêtre l’âme. Prenez pour exemple le chaut de la mort de Nelson.

Nelson est mort au sein de la victoire, Il est tombé sur un tas de lauriers.

et pousuivez jusques au bout : ne diriez-vous pas que le chantre est compatriote de cet homme pour qui l’Océan n’était pas un ennemi assez grand, et contre l’audacieuse * témérité duquel les écueils les plus dangereux et les rochers les plus escarpés, n’étaient pas un refige pour ces Français, frénétiques pourtant, qui, sur la terre, s’étaient rendus laterreur, le fléau de tous les peuples civilisés, Passons à la prose.—Mon père’ est le premier Canadien instruit dans son pays,—si l’on n’excepte peut-être le colonel Bonchette,—qui ait écrit des ouvrages de longue haleine avec une correction soutenue, sinon avec une grande élégance de style. Le mieux écrit deses livres est Le Voyaga de Franchère, dernièrement traduit en Anglais. Il est le premier, historien canadien, et Je serdit encore quand même le travail de Labrie n’aurait pas pe Car le premier jet de son histoire avait déjà été pulié dans lu Bibliothéque Canadienne et dans l’Observa-

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teur Canadien. Voici ce que Lebrun dit à propos du noble projet du docteur Labrie, dont l’histoire aurait été puübl'£e après sa mort, aux frais de la Législature, sans les troubles politiques de 1837.—Séparé depuis soixante dix ans de la France, le Canada va s’annoncer au monde littéraire par son histoire ; il y.a peu de pays qui débutent de la sorte. M. Morin a accepté la charge honorable de publiÿr ce livre : heureusement, il écrit avec goût le français, car ce n’est point. par son style que M..Labrie peut mériter le titre de Tite Live du. Cavadu,.que des amis lui ont donné.” Il me semble que’ l’auteur du Tableau des Deux-Canadas, se montre ici beaucoup trop sévère. * Le docteur Labrie avait un style*élevé : je n’en veux pour preuve que ce qu’on retrouve de lui daus la Bibliothêque Canadienne sur les premières années de la domination anglaise. Cette Bibliothêque Canadienne est peut-être le plus beau titre de gloire de mon. père. . Le docteur Labrie lui-même, le docteur Meilleur, Jacques Viger et l’abbé Bellenger, dont on retrouve .un poëme en trois chants sur la mort déplorable d’un écureuil, furent ses principeaux collaborateurs. Le premier volume de l’histoire de Bibaud est écrit tout du long avec une grande pureté. Les documens parlementaires barbares qu’il a introduits dans le second,-et qu’il n’aurait jamais dû citer verbatim, ont considérablement compromis le succés littéraire de cette partie. et cela d’autant plus facilement que l’auteur était loin de flatter. les opinions politiques de ses contemporains. (Le troisième volume est encore inédit,) Celà me conduit à une digression sur la langue.

Le premier bourreau de la langue française en Canada a été Cugnet fils, le même que Mgr. Hubert loue comme un bon écolier. Son fatal savoir faire s’est perpétué dans ses dignes élèves, messieurs les traducteurs de l’Assemblés Législative.

: Je me suis transporté à Québec, une fois dans ma vie, —que l’Association écossaise n’hésiterait pas encore d’assurer,—et les citadins de Québec m'ont paru plus civils que ceux de Montréal. Celà n’empèche pas que, sion là juge par ses écrivains, elle ne prenne la physionomie d’une ville barbare, On veut bien faire une exception pour M. Chauveau ; au reste, si !8 Surintendant d’au-

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Jourd’hui a chaussé le cothurne-dans les murs mêmes de Québec, Montréal lui a donné droit de cité. Depuis ce temps là on ne-le: compte plus ordinairement entre les barbares.

Voici des anglicismes dont feu M. Perrault, d’ailleurs

‘ notre pionnier en plus d’un genre, est coutumier.

‘ Jacques Cartier, #r marin de St. Malo.”

“ Le commandement dévolut.an marquis de Vaudreuil, qui fut confirmé.par Sa Majesté.”

‘“ Les disposions pour opposer une descente des Anglais.”

‘6 L’appointement . de M. de Vaudreuil. au gouvernement de Montréal.” |

‘ Ayant dépensé toute sen amunition.”

Il dit encore volontiers Superintendant.

Passons à M: Garneau.

Le duc de Montmorency-fatigué comme vice-roi.”

‘ Lorsque. dans un. pays existent quelques une de ces causes.”

“Quoiqu'il ne paraît pas qu’il eût le pouvoir.” “ Il. n’est donc. pas étonnant si les colonies anglaises,”

“ Mais la masse-de la nation fut vivement: émue de la perte de {eur plus-ancienne colonie.”

‘ Leurs propriétés se réduisaient à la-simple pussession

* de ce qu'ils pouqaient jouir personnellement.”

‘“ Ainsi qu'un autre heZ proposé :par le parti qui opposait

‘ de premier.”

“ Cest lui qui. récemment, contre les directions de lord North.”

« Elles admirent peu après les Catholiques au droit de

” citoyenneté”

» “ Pourvu que l’honneur et la gloire de la nation n’y

fusseut point 2nééressés.?”

“ Leur demeure, avait été d’un grand avantage aux Anglais eux-mêmes.”

‘ Une fois en route, ces malheureux-nue pouvaient arrêter.”

‘ Tous les Canadiens sont prêts à déposer des maiver-

* sations qui ’étaient commises.”

“ Celui-ci répondit qe c'était une question trop importaate pour lui ou pour. le Conseil à résoudre.”

“Tiessartilleurs anglais: se faisaient bagonnetter sur leitrs pièces.” :

, “Des droits de: douñhe qu fils avaient voulu fratider”” " # Cette intervention inutile dans la langue du pays.” “ D'’avoir conservé Sir John Caldweli dans l’exercice de ses fonctions.” “ Le roi espèré que tous ses sujets obéissent.”? “Elle ne pourra jamais être conseillée de le faire.” ‘ Autant que l’on pourrait dépendre sur ces hommes.” Voïci maintenant un petit vocabulaire fait à la hâte des anglicismes les plus communs.

Dans la politique, appointer, CRpDser un parti, adresser une assemblée ou même un meeting. Au barreau, l’avocat va à son office, prend un writ, consulte le record ou réfère le juge à une autorité ; son clerc fait une liste d’Ezhibits, l'huissier fait son retour. Dans le commerce, on entend parler de store, de stock de magasin, de discompie sur un 2/7. Les imprimeurs et les journaliers connaissent le foreman et les 70bs. Tous les jours on entend dire les dames patronesses, la rue St. James, un chapeau de Leghorn, exhibition, la crucifixion, steamboat, watchman, classifier, exemplifier, présumer de faire quelque chose, sous de tellés circonstances, je suis satisfait ou je suis positif qu’il en est ainsi, laissez-mot avoir votre livre, amener des preuves, entretenir une opinion, il va #arter ma sœur, j’ai payé une visite, vote question est répondue, j'ai délivré un beau discours, je me prépare à 7oindre le centième régiment. Ce sont encore des anglicismes que l’on fait quand on dit junior, le 25 ultimo, vid Boston. La langue anglaise ne se soucie guère de cacher les larcins qu’elle fait aux langues mortes ; mais la langue française est une voleuse plus rusée. Une mère canadienne me paraît encore affectée intolérablement, quand elle appèle sa Mary ou Maria, Cnarolina &c. Je vois dans un livre élémentaire | docteur en divinité. | Voici un extrait d’un écrivain français domicilié parmi nous qui semble excuser:la corruptie : du langage. “ En dépit des puristes, dit-il, nous ne craignons: de dire que lidiôme vernaculaire, en Canada, tout altéré 9 qu'il paraisse, a sur les langues vierges un avantage marqué :: il formule plus laconiquement et plus exactement. l Or, comme la linguistique. n’est. pas, quoiaiw’on dise-on

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