CHAPITRE II
prennent de l'opium avec excès , bien que rien ne soit plus funeste.
Les femmes des Rajpoots sont bien différentes de celles de toute autre caste d'Indous : elles sont violentes, hardies, entreprenantes, et sont justement célèbres pour la propreté remarquable de leur personne, et une recherche dans leur parure , même quand elles sont avancées en âge , ce qu'on ne rencontre dans aucune autre classe. Ces femmes ont leurs cosmétiques , leurs eaux de toilette, et entendent parfaitement l'art de se faire des marques ou espèces de mouches à l'endroit le plus propre à relever la beauté de leur peau ou de leur figure. La belle Rajpoote est réduite à intriguer avec les valets et domestiques, privée qu'elle est d'une galanterie d'un genre plus élevé. Les Jharejas suivent strictement la coutume mahométane, qui éloigne les femmes de la vue; et les familles les plus pauvres ne permettent jamais que les femmes franchissent le seuil de leur porte. On ne permet pas aux veuves de faire un second mariage ; mais parmi les Abras et les Molheers, qui sont des Jharejas d'une classe inférieure, les cadets épousent les veuves des aînés.
112 TABLEAU DE i/lNDE,
Les Grasias qui habitent le pays qui l'orme la frontière du Couteh, sont des Rajpoots de la tribu de Lodha. Le territoire anciennement soumis à ces peuples , quoique sur la lisière du Désert, était très vaste d'après leurs traditions, et s'étendait du nord de Jesselmere jusqu'aux bords de F Indus. Lors de l'élévation de la maison de Timour, ils étaient encore en possession d'un pays étendu, et jouissaient de l'indépendance. Ils sont maintenant dans un état voisin de la barbarie, et comme exilés de la terre habitable.
Les Lodhas ne se croisent pas par le mariage , mais prennent des femmes chez les Dyas, les Rlacovis, les Solinkees, les Chacvans, les Ralhores et les Rajpoots de Wajela, qui demeurent dans leur voisinage. La caste des Lodhas est devenue remarquable par le mariage de leurs filles avec les Mahométans : tout homme de distinction dans cette croyance, et qui habite les pays d'alentour, épouse une Lodha. Elles sont regardées comme une race de femmes extrêmement belles, et sont préférées parles Rajpoots à celles de toutes les autres castes auxquelles ils s'allienl par des mariages. Ces femmes sont douées de