‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, Description géographique, statistique, commerciale, morale et politique de l'IndostanChapitre 32 sur 113 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Maisons avec leur propre classe, ou avec des femmes indigènes , provient une race plus brune encore qu'eux-mêmes. Beaucoup de ces derniers, dont les parens sont pauvres, se mêlent à la dernière classe de la population chrétienne indigène ( descendant des portugais et des Indiens convertis), et dans la génération suivante, ils perdent toute trace de leur race originaire. D'un autre côté les enfans des femmes de cette classe qui ont été mariées à des européens, étant plus blancs et appartenant à un autre ordre de société, finissent , a la première ou seconde génération , par être entièrement distincts de la race indigène, dont ils descendent en ligne maternelle. Si nous en exceptons quelques-uns qui ont acquis à la guerre un nom et des richesses , la partie la plus respectable et la plus active de cette classe , se trouve dans les capitales des trois présidences , et dans les principales stations civiles et militaires. On peut dire qu'ils ont le monopole des places de commis et des comptables au service du gouvernement ou des négocians européens. Ils parlent tous anglais, ainsi que le dialecte du district où ils sont nés. A quelques

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exceptions près, cependant, ils n'ont sur les indigènes aucune influence politique. Us n'ont jusqu'à ce jour eu aucun intérêt a exercer une influence de cette nature, et ils y seraient disposés , que plusieurs obstacles s'y opposeraient. L'époque où ils pourront arriver, comme classe distincte, a une certaine ibrce numérique, est assez éloignée ; mais comme ils ont presque tous une certaine éducation, ils doivent a cet avantage , une importance que ne comporte point leur petit nombre. Ils n'ont jamais perdu une occasion de se rendre respectables et utiles chacun dans sa sphère particulière ; aux yeux des Indiens et aux leurs , c'est de leurs rapports avec les européens que découle leur importance; aussi sont-ils fiers d'une origine qui les élève , et il n'y a que le mépris et l'humiliation qui les porterait à avoir des intérêts séparés de ceux des anglais. L'orgueil qu'ils mettent à se dire européens, tout en les rendant plus sensibles aux mépris auxquels les expose l'anomalie de leur situation, fournit les moyens d'en faire d'utiles alliés. 11 est donc d'une bonne politique d'étendre aux individus de cette classe, toute la consi-

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