CHAPITRE 11. 1l
prêtres (les gossendjee ntoharajee ) un respect qui approche de Fadoration. Leurs femmes sont très-habiles à raiguilie, et brodent sur la soie d^une manière ingénieuse et avec un goât exquis. Les Khojas forment une classe de cultivateurs mahométans; ils se considèrent comme étant d'origine persane , et font souvent un pèlerinage vers un lieu qui est k huit jours de marche nord-ouest d'ispahan , où ils vont adorer un Peer ou saint vivant, auquel ils paient un tribut annuel. Les Ahiers^t autres ber£:ers ou cultivateurs indous ressemblent aux tribus des Kattis , et ne se font point de scrupule de manger avec lès mahométans ^ qui forùient presque la moitié de la population du pays. Bien que le pillage soit le plus grand plaisir et le soutien des Lodhas, leur chef ^ à ce qu^on dit, possède une autre source de richesses non moins singulière et lucrative. Dans les temps florissans du gouvernement de Parccmeyer, on y admet deux idoles , dont Tune , à la ruine de cette ville ,! fut emportée par IcsLodhas qui émigraîentVersMooli dans le Katlicoar. L'autre fut prise par tin chef, et cachée dans des montagnes de sable , d'où on la retire de temps en temps pour recevoir les
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hommages de cinquante k cent mille pèlerins, mais sous la garde spéciale des Lodhas. Les offrandes sont immenses; et ce n'est qu'après avoir reçu une somme de plusieurs milliers de roupies que le chef des Lodhas fait paraître Goreecha : c'est ainsi qu'on nomme cette idole. La cérémonie ne dure que quelques jours : on fait ensuite disparaître le dieu, et on rensevelit de nouveau dans son tombeau de sable, dans un lieu connu du seul propriétaire.
Dans l'île de Salsette^y près de Bombay , se trouve une race d'hommes singulière. Ce sont les brûleurs de charbon ; occupation à laquelle se livre une caste particulière , qui n'habite que dans les bois, et n'a aucune relation de mariage ou de société avec les autres Indous des plaines. Ils ont certains endroits où ils apportent leurs charges de charbon, et où les autres viennent les chercher, en déposant en échange un paiement fixé par l'usage et qui se compose de riz, de vè-* temens et d'outils en fer.
Les naturels habitant les montagnes du nord de l'Inde sont courts de taille, mais forts, ra^ massés et biei;! musclés. Leur couleur, comme celle de leurs voisins des plaines, varie depuis