‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 3 sur 74 · CHAPITRE I.^ 5l · texte numérisé non relu

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livrent, et la rigidité de leurs mortifications. Leui' stature, leur teiut^ leurs langages et leurs cou* tûmes, fortement et différemment prononcés, font que les peuples des divers districts de ce pays seul se ressemblent moins que les nations de FEurope les moins rapprochées. En un mot, tout ce qui tient à cette contrée et a ses habitans porte un caractère de grandeur et de variété infinie. Une description fidèle et détaillée d'un tel pays remplirait des volumes. Dans un cours des^ tiné à présenter un aperçu bref et facile à saisir des traits ^principaux qui le caractérisent, on. ne pourra qu'esquisser rapidement, et choisir les parties les plus intéressantes d'un sujet si fertile. C'est la tout le plan que je me propose d.e suivre. Je tâcherai de m'appuyer des autorités les plus recommandables et les plus récentes , me réser-* vant de les réformer et d'y ajouter, selon que l'occasion s'en présentera.

Les bornes de l'Inde sont au nord les ihonts Himalaya ; au sud , le cap Comorin ; à l'est , la côte de Coroma^del ; à l'ouest , la côte de Malabar; au nord-est, le Gange, et au nord-ouest, rindus. Sa forme est ainsi un triangle ifrégulier , dont la base est tournée vers le nord, les deux

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autres côlës çonvergenis au sud^est et au. sudouest , et dont le sommet s'avance vers le sud. Sa longueur du nord au sud est d'envicpn 700 lieues^ et se trouve comprise entre le 8* et le 36* degré de latitude nord. Sa largeur esf d'environ 600 lieues, et se trouve comprise entre le Q8' et le 92' degré de longitude est dé Greenvvich. L'Inde renferme dans cet espace une suriface de 43o,0foo lieues carrées et environ i35,ooo,ooo d'âmes, ou plus de quatre fois la population de la France entière .

Si nous commençons par 4a partie du nord de rinde , nous trouvons les divisions suivantes : le Cachemire, le Lahore, Iç Dewole, le Gurvraul, le Kuma.opn , le Népal et le Boujan ; dans Thide proprement dite , nous avons, près de Tlndus, le Punjab^ le Moultan, le Sindhy, le Couteh et leOoudjerate; dans la partie centrale dç Tintérieur, le Malvra et le Razpootana ; près an Gûnge, le Dehly , F Agrah , l' Aoude , F AUah-Abad , le Bahar et le Bengale ; dans le Dekhan , ou Inde du sud , rOrissa , le Cuttock , le Coyican, le Gauzam^ le Razamundry , le Masulipatam , le Guntoor , le Gundv^ranab, le Berar, THy der-Abad,le Candeisb TAureng-Abad et le Beydzapour; dans la Pénin-

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suie , ou partie extrême de Tlnde du sud, restent le .Balaghat , le Mysore , le Coimbetor, le Salem , le Canara , lé Maïabar, le Codbin, le Travancore , le Cariiatic, TArcot et le Tangore.

Ceci es| une simple liste des noms des diverses provinces , dans le rang qu'elles occupent sur la carte. La plupart.de ces provinces, bien que parties presque inaperçues d'un grand tout, n'en furent pas moins originairement des royaumes entièrement sépares; et maintenant même leur étendue et leurs ressources leur mériteraient encore ce nom. -Le Bengale lui seul, qui est bien loin d'être là plus étendue de ces divisions, est au^i grand que toute T Angleterre , et contient

à peu près la même quantité de terrain cultivé. Que dirons- nous donc de Tlnde tout entièi^e , qui rcftiferme cinquante divisions semblables? Notts ne ferons que jeter un coup d'œil rapide sur les principales provinces.

Tons les historiens et toiis les poètes de TOrient ont célébré la beauté de la vallée de Cachémire. Le Lahore est une contrée élevée , avec des pajTsage^ très-variés et un climat agréable. Le Dewole , pajrsdes deux eaux , comme Tindiqu e 3on nom en langue yersane^ comprend retendue

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de pays qui est auprès des deux rivières de Settedge et le Jumna. Le Rumaoon, sur le penchant de THimalaya, du côté du sud, est fertile, pittoresque et tempéré j taudis que le Népal, situé le long des chaînes des montagnes , est plein de précipices et d'un climat varié et froid. Le Punjab, ou le pays des cinq eaux y se trouve entre les cinq rivières qui alimentent la partie nord de rindus; il est élevé , quoiqu'en général uni. Le Moultan, plus au sud, est sablonneux et chaud. Le llazpootana , plus au sud encore , est plus vaste et plus varié dans son étendue ; d'une chaleur excessive en été et d'un froid insuppoiv table en hiver : il est généralement aride et brûlé. Le Sindhy, le Couteh et le Goudjerate, plus près de la mer, sont moins élevés, plus fertiles, et le dernier^ particulièrement, abbndant eu toutes sortes de produits agricoles.

Le Malwa proprement dit , renfermé dans des bornes naturelles fortement marquées, consiste en un plateau élevé, ouvert et soigneusement cultivé ^ mais diversiîîé par des collines eri pain de sucre , en général couronnées de petits plateaux et peu élevées. Il s'étend au nord et au $ud depuis les montagnes d^ Kindhya jusqu'aux

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