CHAPITRE I. S
chaînes du Chittore et du M okundra , et de Test a l'ouest depuis le Bhopaul jusqy'au Dolud. Dans ces limites^ il présente un caractère uniforme ^ et d*aucun côté on ne peut les dépasser sans s^apercevoir aussitôt d'un changement subit , et dans la physionomie et dans Télévation du ter* rain. Excepté dans la partie nord-ouest, cette province se trouve élevée de tous les côtés. . Les provinces de Dehly, d'Agra, d'Aoude et
d' Allah- Abad sont toutes situées le long des rives du Gange, qui passe presque au milieu d'elles dans sa marche du nord-ouest au sud-est. Ces districts sont donc fertiles, bien peuplés, et, mal* gré le système actuel du gouvernement^ extrêmement productifs. L'existence de plusieurs vastes cités sur les bords du Gange, les villes et les villages situés sur les autres petites rivières qui s*y jettent des deux rives, l'établissement de grands cantonnemens militaires dans la partie haute dé rindje , le passage continuel des voyageurs et des marchandises qui montent et qui descendent ces rivières , la facilité du transport par eau ; tout cela donne k ces provinces un plus grand degré de-vie et d'activité qu'on n'en voit ordinairement dans les autres divisions intérieures de ce pays.
55 TABLEâtJ DE l'iMOE.
Les provinces de Bengale et de Bahar ne sont cependant pas n^oins importantes.' Ce fut là qne les Anglais formèrent leurs premiers élablissemens dans rinde% Leur capitale et leur principale place forte , Calcutta ,• y fut bâtie par eux ; et, comme elle est toujours demeurçele siégé du gouvernement général de l'Inde, ^Ue est le grand rendez-vous du commerce, le principal entrepôt des munitions militaires et le centre de la politique et de TinfUiience de TEtat.
Lq Bengale est k peu près de la môme grandeur que la Grande-Bretagne. Chacun de ces deux pays renferme environ 3o,ooo,ooo d'arpens de terrain cultivé. Le revenu du Bengale n'atteint pas 3,000,000 et demi de livres sterling ; celui de la Grande-'Bretagne «dépasse 5o,ooo,ooo sterling. Au Bengale , le produit hioit du sol n'excède pas une livre sterling par arpent, et les frais de culttre, k cause de la perte de travail et de l'inefficacité des instrumens, reviennent aux trois quarts du produit brut; en Angleterre , au contraire , ce jM*oduit est de 5 livres sterling pour le même espace de terraiû ,'et les frais de culture moins du tiers du produit brut. Ainsi , quoique le produit l>xut du sol de l'Angleterre ne soit que cinq fois