‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 5 sur 74 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

celui du Bengale^ le proCtuit net de ce dernier est de dauze fois plus^ Au Bengale , le produit de 3;i,ooo,oo'o dp livres sterling , divisé par a^yoop^o^o y nomBte des personnes occupées à l'agriculture 9 donne i liv. 7 sli. pour chaque individu ; en Angleterre , un produit de i SojOoo^ooo sterling donne pour chacun 57 liv. 10 sh. Aux Indes Occidentales, la. valeur annuelle des produits exportés, en prélevant ce ''qui est consommé par les habitans eux-mêmes, est de i3 liv. 18 s. 6 s. pa^ tête, hommes, femmes et enfans, blancs et noirs. * ♦ *

L'Orissa , le Concan et le Carnatic constituent les trois grandes divisions sur les côtes de la mer , dans la partie est de Tfeyie , appelée communément la C(5te de Corolm^ndel, et baignée

par les eaux du golfe de Bengale. Le caractère de cette côte , dans presque toute sa longueur , est une plage basse et sablonneuse, suivie d'une plaine s^ayançant a l'intérieur a des dislances inégales , et terminée par des coljines de diAPér rente élévation, éloignées de la mer de i5 à 16 lieuet. Le Kristna est le seul grand^fleuve qui se jette dans là mer de ce côté de Tlnde. Les autres couraris d'eau nev s^ont que très-petits eigi

comparaison ; et, chose singulière , sur un espace de 4oo lieues depuis rexirémilé sud jusqu'à Textrëmité nord de la côte , on ne rencontre pas ua seul port, une seule baie, un' seul abri quelconque pour les navires, même de la moindre dimension. Bien que les Danois possèdent Tranquebar , les Français Pondichéry , et les Anglais Madras , comme principaux établissemeus sur cette côte, chacun de ces endroits ne présente aux navires qu'une rade découverte , tandis que le roulis des vagues sur le sable rend la plage inabordable aux bateaux, si ce» n'est k ceux que conduisent eux-mêmes exprès les naturels du pays ; et tandis que les vaisseaux qui fréquentent les autres mers, à -l'approche des ouragans, se mettent à l'abri dans les ports ou derrière les Jetées, ceux qui se trouvent le long de cette côte, au contraire, sont obligés, quand les fiirieuses moussons commencent k souffler , de lever leur ancre et de chercher leur salut dans la pleine mer.

En doublant le promontoire du cap Comorin et en suivant la côte vers l'ouest, le long des provinces de Travancorcj de Malabar, de Ganara et de Concan jusqu'à Bombay , nous trouvons un

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contraste bien frapptint avec la côte orientale de rinde, Lh, sur la côtô de l'orient, baignée par rOcéan indien et>la mer d'Ararbie, tont est varié et pittoresque. Ée rivage est dentelé p^r d'exceltens ports, des fleuves, des criques et des baies, et nous y rencontrons Cochin, Calicut, Goa et Benibay, établissemeçs importais etTavorablement situés pour des opérations maritimes. La cfaainç des montagnes ^appelée les Ghates, qui sépare les bas pays auprès .de la côte des parties élevées de Tiiitérieur, étant d'inégalé hauteur et tantôt éloignée , tantôt rapprochée de la côte, dopne au fond du paysage Taspect j^ plus* pittoresque. Tandis que les plaines , les penchans des collines eft les hauteurs du côté* de Touest, couvertes partout d'une riche verdure «t des couleurs les plus variées prtr la mobilité des champs de riz, par les^ plantations de poivriers' dans les lieux plus élevés, par les bosqupts de bambous dans les creux df s collines, et par les < hautes forêts des arbres, présentent un tableau d'une extrême beauté , de* sorte qu'il est îm-^ possible d'imaginer dan$^ le même espace un voyage plus agréable que d'aller et venir le

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long de la charmante côt8 d^ Touest de l'Inde. Les provinces intorîeures du«I)ekh2^ ou da sud de rinde , comme ripdit]ue leur noifi , ainsi que odiles de Fa pëninstie, qui en forment la partie la- plus •resserrée ^ au midi du flfeuve de Kristna, sont beaucoup plus élevées que les cô- ' tes. Biles brésëntent des beautés de dûeerses espèces et sont d'une température plils variable que celles qui sont auprè% dç TOcéan. lie Ç^ndeish, le Berar, Y Hy der- Abad et le Bey dzapour sont riches, fertiles et abondamment jjourvus de tout ce qui

procure l'abondance/ Ces t^une succession con-

*tinueye de montagnes, de fleuves, d^e rivières,

de vallées et de plaines. Le Myspre , le Coorg,

le â^ringapatamet le Coimbetor étant beaucoup

' pi[ils élevés, plus montueuic et plus eittrecoupés , préseQleijt les tableauoc les p)us frappans d'une 'ilatiire sauvage et sublime , des formes l'es plus g^cieuses , et offrent à chaqtte f^as des paysages 'un^iptérô^ et d'une variété infiniei. • ** Il est ^emps cependant de terminer cette esquisse générale des* différentes provinces , et d'entrer avec plus de détail dans la description

- des rivière?, des lacs* et des montagnes de cette

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magnifique contrée. Quelques traits ^onfirineront ce que j'ai déjà ;dit^f la grandeur qui jpartout y est empreinte,. * * * ^ - ^

L'Indjis, /que* nous rencontrons*. d'abord eiy^ partant deTorient , esrun des plus grands fleuves du monde. On pense ((u'il* pretid sa Source dans la partie de la chaîne de PHimalaya appelée Caîlas, à Si*» 3o^àe latitiide nord, et k 80^ 3o' de . longitude est de Greenwich ,,^k quelques milles de la source du SuHez. Après' a>^ir otTulé peiidant r^space de i35 lieues d^s'une dic^tion nord-noVd-ouest , il incline vers^le sufl-ouest, e*^ • reçoit t3t Draus , dans le petit Thibef , une large rivière appelée le Lahdank. Il poursuit ensuite . sa course sqlitaire, pendant plus de 7#lieufjà, i travers un pays âpre et montagneux jusqu'à Mul- , lay, où il reçoit TAl^asseen;* après quoi, pénétrant Isi ^lus haute chaîne des monts Indoi^boosh , il marche pendant 17 lieues, à trav^s le$ chaînes basses qui sont parallèles, jusqu'à ^rbailçi , où il entre dans la vallée de Chuch : il^s'étend alors, et forme* un nombre în&ii d'îles. Environ 1 5 lieijes plus bas, près du fort d' j^ttock, il reçoit le Canbul, rivière venant de l'orient, et bientôt après il se précipite, par un passage étroit.

6a TABLEA^r DE l'iNDE.

dans les chalpes des moûts Solimatiii jSon cours j est extrêmement bruyant , et. même lorsque les eaux sont le plus basses /ces deux fleuves réunis forment des vagues qui s'entre-choquentavec un bruit semblable à celui des eaux de la mer. Lors-

qu'ils sont gofiflés par 'les fontes des neiges , ils deviennent un goufre terrible, dopt le bruit s'entend k une grande distance ;- ils engloutissent alors les bateaux, où les brisent contre des rochers, que^ la tradition a eutcfùrés de superstitions et de terreurs.

Au-dessous d'Atfock jusqu'à Kagulcoalla , l'In^ dus ne reçoit pas k Torient de courant d'feau qui mérite le nom de rivière. En ce dernier endroit, il rencontre le Rouroum , venant des monts Soliinann ; la seule rivière qui lui porte le tribut de ses eaux plus au sud est le Gromul , dont les eaux, épuisées par Firrigation dans la partie norfl de Damaun^ n'atteignent Vludns que lorsqu'elles

sopt gonflées par les pluies.

ta largeur de Flndus est communément d'un mille, vapant en profondeur de 4 ^ dix mètres. Il se. jçtte dans la mer par une seule embouchure. On ne s'aperçoit pas des marées plus haut qu'à 50 lieues de la mer ; mais de l'embouchure k

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Lahore, dans uu espace d'environ 760 aiilles géographiques ^ rindus y aussi-bien que le Ravec , son tributaire , est navigable pour des vaisseaux de 200 tonneaux.

Le Gange, bien qu'il ne soit pas le plus grand, n'en est pas moins le plus vénéré etle plus utile de tous les fleuves de l'Inde. Sa source se trouve dans les cavernes des monts Himalaya, d'oii^ortent tant de grandes rivières* Parmi les plus remarquable$ par leur grandeur sont le Sutlez, le Pabar, le le Zumma, le Billung, le Girrec, le Touze, le Kalicinga , le Bhagiruttec et l' Aloknuda. Ce sont ces trois dernières qui , par leur réunion , forment le majestueux Ganga ou Gange.

Le cours du Bbagirùttec , le célèbre fleuve du Gange, a été tracé par Fraser jusqu'au lieu appelé Gungotrec, 011 sont les plus saints objets de Tadoration des Indous dans ces montagnes. Là , cependant, le fleuve est à&-\à large et rapide; cependant, d'après l'opinion de M. Fraser, il n'est pas plus grand qu'on ne doit s'y attendre d'après la grande masse de neiges qui l'alimente. Il parait formé par les nombreux torrens nourris de la fonte des neiges, et réunis en un ravin profond areûsé par la violence des eaux. 11 est

probable -que les pointes aiguës qui s'élèvent sur le vallon a travers lequel il se précipite , cachent sa source îjui n'a jamais été vérifiée.

Le Bhagiruttec coule, d'abord pendant plusieurs lieues de l'est à l'ouest, ensuite vers le sud-ouest 9 et enfin vers le sud-sud-est. A Deopraz, où ii reçoit l'Alakunda , il prend pour la première fois le nom de Ganga ou Gange* U entre dans les plaines de l'Indostan à Hurdvsrac , dans la province de Dehly, à 29* Sf de latitude nord, et 78** 2' de longitude est. Son cours est presque en ligne droite , jusqu'à sa jonction avec Je Jumma à AUah-Abad , à aS"" 27' de latitude nord, et 80* 5o' de longitude est. Son lit a un mille et demi de large. En s'éloignant de là il fait plus de circuits , et il coule dans un lit plus large et plus profond. Après s'être gt'ossi du Goggral, du Sona et du Gundeck , et de plusieurs autres petites rivières , il atteint sa plus grande largeur, et dans certains endroits où il n'y a pas d'îles, cette largeur est parfois de 3 milles. Dans les basses eaux , la branche principale varie depuis 400 mètres jusqu'à un mille et quart de large; mais il y a, en géiiéral, trois quarts de inille

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