CHAPITRE IV
^n troBpes çt forment des sociéti(|||mr les rives des fleuves, mais y plongent a l'approcfie d'un éiran^ ger. Uhippôcampus ou cheval marin se voit en graqid nombre sur les côtes de Malabar. Ce sin^ gulier animal est , en général , long de quatre k six pouces y et a une circonférence de deux k sa partie la plus épaisse ; la tê|e et le cou resseinblent à ceux d'un cheval, et son corp^ court et eûflé diminue graduellement jusqu^à la queue. Quel- <}ues parties sont quadrangulaires , d'autres trian< gùlairesy et le corgs a sept où huit ^Visions ; le tout est séparé pa^ des épines armées de nageoires pour se frayer sa route dans son propre élément* *
L'espadon (espèce très^grande ) , le poisson . volant, le requin, le poisson armé et .d'auires familles curieuses^ sont nombreux dans le golfe tlu Bengale, dans TOcéan indien, et sur Ig plupart des côtes k une distance de vingt a trente lieues au large. Les serpens de mer sont en grand nombre, longs de trois k quatre pieds et très-venimeux. Sur les côtes les tortues abondent ; mais la meilleure écaille vient de la côte d'Orissà. Le sepia ôcio-podray ou le polype , atteint une grandeur étonnante dans la mer de i'Inde.Les indigènes assurent
€11 avoir vu de j|^x brasses de large au milieu du corps , avec des patted de neuf brasses de loug"^ Quand Les Indiepâ naviguent dans leurs petits canots y ils en ont la plus grande peur ; et dans la crainte que ces animaux ne les enveloppent de leurs bra3 et ne les coulent , ils ne se mettent jamài3 en mer sans uçe hache pour s*^n débarrasser en les ctmpant.
Les serpèns de rindostan forment une nomenclature formidable. Le docteur Patrick Russell a donné unc'*^escription de qu^rante-troîfi espèc9es trouvées sur la cote de Coromandel. Le serpebt royal ou le boa, qui atteint la longueur énorme de quarante pieds , est traité avec des honneurs divins. Un culte semblable est décerné au serpent en capuchon (coluber naja, çôbra di capello), nommé par les indigènes naag ou nagao, einella pamjbooif.le serpent bienfaisant. Ce reptile singulier, qui habite les régions les plus brûlantes de rinde, a reçu son nom de îa faculté qu'il a de dilater la peau de sa tête et de lui donner la formp d*un capuchon. Le i^iilieu de cette peau mobile est marqué d'une tache noire et blanche, semblable à la forme d^une paire de lunettes, d'où |ui vient aussi le nom de serpent h lunettes. Une