‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 57 sur 74 · CHAPITRE V. ^%t · texte numérisé non relu

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umtes les mémoites; de nouveaux objets ont détourna rattentioQ pubjlique , et amorti la vivante de ces premières hnpressious; la compagnie a profité de cette préoccupation des esprits, et elle se croit irréprochable parce qu'elle d'est plus en présence de ses accusateurs.

Il est temps dedédbirer le voile officieux dont ^lle affecte de se couvrir. Il est temps de montrer dans le passé les maux ^ue prépare Tavenir, si la lé^lature de TAngli^erre continue à laisser 4ans les mêmes mains Texerclce du souverain pouvoir et le iaonopolè commercial.

Nous conimencerons par démontrer que les conquêtes territoriales de la compagnie ne lui ont pas été imposées ^ comme le prétendent ses apologistes^ par la nécessité de se défendre cibntre les agressions dont elle était Pobjet; mais par suite d'un dessein formé de propos délibéré 4e s'approprier tout le pays et d'étendre sa domination par tous les mojelis à sa convenance. Ce fut avec toute la cifconspedion imaginable, pour ne pas alarmer les Indiens, que finrent élevés au Bengale leè premièi:^ forts de la compagnie. £t cependaiit tant de précautions ne purent donner le change aux Indiens eux-mêmes.

ada TABLEAU DJB l'iNDE.

VoîlU les paroles qu'un des ehefr indiens du Bengale, Ali Yerdi Khan, vieilli dans Fart de gouverner , adressait , de son lit de mort, a son fils qui allait lui succéder :

tf Mon fils , » lui dit -* il , « la puissance des (( Anglais est grande : commencez par les re- ^( duiré par la force; vous aurez ensuite bon « marché des autres Européens» Ne soufirez « point qu'ils aient chez nous des comptoirs ou i( des soldats j si vous le faites, lé pay^ne sera (c bientôt plus k vous. Je vous aurais épargné (( cette tâche s'il eût plu à Dieu de prolonger « mes jours. C'est à vous, mon fils, que cette

« œuvre est réservée. Subjuguez les Anglais. Si

<{ }e lis bien dans leurs projets ^ vos états sont fc en danger. Ils viennent de vaincre Agria , et (( se sont approprié son pays et ses trésors ; !ls <( veulent en faire autant à votre égard. Parmi (( nous, ce n'est pas pour la justice, c'est pour de « . l'or qu'ils combsfttent. C'est là l'unique objet « de leurs désirs. JLcs EuropéeUs ne viçnnent « ici que pom* s'enrichir ; sous prétexte d'inter- (( venir dans les querelles de nos rois, ils ont saisi « le pays de l'un d'eux et^e sont partagé les biens « de son peuple. Les cœurs dé ces chrétiens sont

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t( livrés k ramoor de For et dii pouvoir, et leurs ^c actions ont prouvé k tout Torient combien M ils font peu de compte des préceptes qu^ils <Y ont reçus de leur Dieu. Us ne croient point a i< cette autre yie^, a cette immortalité qui leur est (( annoncée par leur révélation. Leurs actes sont (( en opposition avec leur foi; Je vous le répète, <f ô mon fils, réduisez les Anglais k la condition (c d*e9claves; ne souffrez point qu'ils aient des (c comptoirs et des soldats; si vous le permettez, « le p^ys ne sera plus votre proprîàc, mais de- (c viendra la leur. Ceux que nous voyons diriger ce toute leur politique et toute leur puissance (( contre ce qu^ils appellent la volonté du Très*

(C Haut, ne peuvent être réprimés que. par la « force. » P. 34.

Les appréhensions de ce prince expirant n^é-* taient que trop fondées. La mort d'Ali Verdi KJban eut lieu en avril 17Ô6, et au mois d'octobre de la même année lord Clive s'occupait activemept k fomenter une révolution contre Su-^ rajah Dowla en faveur de Mcer Jaffier, le tout dans rintérét de la compagnie et pour enrichir ses représentans dans Flnde. Les détails, de cette transaction prouveront jusqu'à l'évidence que

les conqufètes tenntoriales de la compagnie àaient le résultat d^ la fratide «t de la violence cooibi<nées. Voici comment s^exfMime^ lord Cifte lui-*iiiéme en parlant d'im ty^ité suppocfé conclu avec un Indien nommé Omicfaund, dails le ha% de fomenler une révolution contre Meer Jafiier. Ces détails {îirent racontés par lord Olive au comité cle la Chambre des conmiunes en 17 7 ^^ et e^est des registres de ce comité qw nous les ex- Irayocfô.

ic Lord Clive informe le comité que M. Watts a avait presque rémsî à amener la révolution H projetée k exécudon, lorsqu'il neçut de lui une « lettre qui lui apprenait qu une difficulté nou- « velle s'était âevée,* qa'Omichund exigeait « trois pour cent sur tous les trésors du nabab , « et en outre trenle lacs de roupies e^ argent, i< et qu'il menaç(iit, , si l'on ne lui accordait sa H demande, de dénoncer tout le complot a Su- <c ra)ah Dowla, et de faire arrêter M* Watts qui <c serait mis k mort. Que lorsqu'il reçut cet avis « il pensa que la ruse ét^it permise pour empé- M cher l'exécution des projets d'un pareil scéléx< rai ; que sa seigneurie «ile-même avait formé « le projet d'un traité supposé qui avait reçu la

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