‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 58 sur 74 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

« Sanction du comité ; que ce traité ayaît été .én^ H royé k ramiral Waison qui avait i^efusé; de le H signer^ mais qui arait consenti kce que M. Luit shingtôn^qui en était le p^teur, y apposât son te nom; que sa seigneurie n*en avait jamais; ftiit w secret; il pense que la chose est justifiable dans <w .le cas en question , et qu'*il le ferait cent fois « en semblable circonstance; il n'avait, en agis- •r sant ainsi, aucun motif d'intérêt, si ce n'est lie u désappointer les espérances d'un homme ra- (ï pace. M P. III.

Ainsi il semblerait, d'après cela, que lord Clive et ses complices ne voyaient aucun mal a s'approprier la totalité des trésors du nabab; mais que la demande d'Omichund, qui réclamait trois pour cent pour. sa part de la proie, leur semblait un mme eflfroyable. Voilà d'étranges notions de moralité. Mais continuons le rapport parlemeif-

taire*

d On demande à sa seigneurie quelle peut être (( la valeur dei joyaux ou dès sommes i^çues (( par lui et les personnes k sa connaissance. Il (i répond qtf il a reçu seize lacs de roupies, dé- (I duction faite de la commission et autres item; « qu'il n'a point reçu de joyaux , mais tout en

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« argent; quHl pense que M. Watts a t*eça huit « lacs en tout; M. WaUh environ cinq; que (( trois autres ont reçu des sommes dont il ne tf se rappelle pas le montant; qu'il croit que (( M. Scrafton a reçu deuit lacs, mais qu'il n'en (( est pas certain.

« Toutes ces som\nes avaient été données i]i- « dépendamment des sommes stipulées pour les (( tnemhre^ du comité, le conseil, Tarmée et la (( flotte ; que sa part, comme général en chef, (( s'élevait à deux lacs ; il pense que le major it Kilpatrick avait reçu environ trois ou quatre (c lacs; M. Lushingtpn. n'avait reçu que bien « peu de chose, environ So^ooo roupies ; le capi- « taine Grant un lac.

(( Sa seigneurie déclare aussi que ces présens (( n'avaient pas été payés en une seule fois, mais ((- par termes ; et lui ayant demandé k quels ter- <( mes, il répond qu'il n'a connaissance d'aucune <( convention, mais que moitié a été payée comp- (( tant, et moitié k quinze ans, autant qu'il peut (c s'en souvenir. Sur la d^emande qui lui est faite, (( si après le premier paiement il s'attendait k un a second, il répond qu'il tenait de M; Watts a que sa part devait s'élever k vingt lacs, mais

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« qu'il n'en avait reçu que seize. » ?• ii4- Du reste, il ne faut pas oublier que , outre les seize lacs de roupies que lord Qiye ayait reçus comme sa part du gâteau, et lei$ d^ux autres lacs qui lui avaient été adjugés comme général en chef, le tout faisant une somme assez raisonnable de :200,ooo, livres sterling, on lui avait encore donné un jaghire, ou propriété en terres, d'urt revenu énorme. •

Pour achever de donner une idée de Timmoralité des moyens employés par la con^pagnie pour agrandir ses possessions^, nous allons citer la lettre suivante du malheureux monarque Shujah Doyrla.

« Shujah Dowla au gouverneur en son con- (( seil;

« Les premiers monarques de Flndostan^ en <( exemptant d'impôts la compagnie^anglaise, en (( lui accordant des établissemens et des comp- (( toirs, et en lui prêtant secours et assistance v< dans toutes ses entreprises , lui ont témoigné

« plus de bienveillance et accordé plus d'hen- « neurs qu'aux marchands des autres contrées « de l'Europe. Bien plus^ sa majesté ^ dans ces (( derniers temps ^ a daigné vouis conférer plus

!»S8 TABIJSAU DE l'iIIDE.

(( de titres et de dignités qu^il n'étaik convenaa ble , et ces bienfaits ont été encore suivis de H faveurs nouvelles. Malgré. tant de marques de u bienveillance^ voi^s avez empiété sur les poser sessions du roi, vous vous êtes ismparés de (( dîsbîcts appartenant à sQn gouvernement, « tels que Burdwan et Chittagong, et vous avez u placé et déplacé des nababs k votre volonté^ (( sans le consentement de la Cour impériale.

(( Vous avez arrêté et détenu des individus em- <( ployés par la cour ; exposé au déshonneur le u gouvernement du roi des rois; ruiné le comte merce des négociatis du pays ; pris sous votre (( protection les serviteurs du roi j fait un tort «' grave au revenu de la Cour impériale^ et (c écrasé les habitans par des actes de violence; (c chaque jour vous envoyez de nouvelles trouée pes de Calcutta, vous envahissez des portions H iiouTelle^ des domaines du rbi: vous avez même tt pillé plusieurs villages et purgurmas dépen- (C dant de la province d*Allahabad. A quoi peut- (( on attribuer ces coupables procédés, si ce n*est « à votre mépris de la cour et au dessein arrêté «c de vous approprier lout le pays? Si en agis- « s|ttit ainsà vous ifïvez suivi les ordres dé votre

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