CHAPITRE XI
S’il n’y a que de petites quantités de stronliane, on devra avoir recours à l’acide hydrofluosilicique.
Enfin, la recherche de traces de strontiane ne pourra être faite qu’à l’aide du spectroscope.
80. Le tableau n° 7 est relatif à la recherche des métaux qui n’ont pas été précipités par les réactifs généraux précédents, en présence du chlorhydrate d’ammoniaque, c’est-à-dire le magnésium, le potassium, le lithium, le sodium, l’ammonium.
Rappelons encore que le magnésium aurait pu être précipité en même temps que les métaux précipitables par l’ammoniaque, en présence des acides phosphorique, etc.
Mélanges de sels dissous. — Recherche des métaux.
Tableau n° 7 (Mg, K, Li, Na, AzU3)
Aune petite portion de la liqueur, ajouter AzH 3 et du phosphate de soude; „ , . or. cristallin (se formant lentementetparl’agitation, s’il y a peu de magnésie)
traitée par On cherche les alcalis fixes dans le un résidu, et on a constate la ferle car bon, reste de la liq. j matlon d un P1
S’il n'y a pas de magnésie, et si l’on constate que l’eau de baryte ajoutée à1 une petite portion ue donne pas lieu à un pr. (1), on évapore à siccité et l’on, calcine au rouge naissant le résidu dans un creuset de pt. jusqu'il ce qu’il ne se dégage plus de vaplde sels ammoniac. (il).
S’il se produit un pr., et après avoir, Eijmis'il y a de la magnésie, opéré au préalable une première calcination pour
d'amm. en présence de AzIPCl.
Enlever les traces de terres en solution en chauffant avec une
lune li 1 queur.
avec unepable une première calcination pour par soi goutte de( chasser les sels ammoniacaux (3) et re- miviser lau SO 3 pris le résidu par l’eau, on ajoute deba ijqjcel
étendu, sa- l’eau de baryte en léger excès, on faitWdeuxp11
turant par AzH 3, et versant une goutte d’oxalate d'ammon.
S’assurer
une portion concentrée, et alcalinisée par de la soude, précipite par le phosphate de soude, surtout après
ébullition
(Vérifier la coloration de la Illumine en rouge ; mais cette coloration peut être JjgjVpdmasquée par un sel de par HS |soude. Il faut avoir recours ' |au spectroscope, pour dé-
( celer la présence de petites quantités de lithine.;
une autre portion traitée par le bimeta-antimoniate
s ’ ô t r e as su ré q u ’ i 1 reste un résidu fixe
de KO donne un pr. grenu (essayer le réactif;.. . ....
(En l’absence de la lithine, ce qui est le cas général, la présence de la soude sera caractérisée simplement par l’existence d’un résidu (îxe après l’évaporation de la liqueur séparée de la magnésie et de la potasse.)
gaz alcalin
Mg
Na
bouillir; on précipite l’excès de baryte, dans la liq. tiltrée chaude, par du carbonate d'ammoniaque ; on filtre, on évapore à siccité apres addition d’un peu de AzH1 Cl {A) et on calcine de nouveau au rouge naissant jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeursdeselsammon.
ou,.,. On dissout le résidu ainsi obtenu dans qu’il reste' l’un ou dans l’autre cas dans une goutte un résidu d’eau, on verse du bichlorure de platine fixe. en excès (b; et on ajoute de l’alcool.
On obtient :
Ajouter à une portion du mélange primitif KO et chauffer
m Ce pr. indiquerait en effet la présence d’acides, tels que l’ac. sulfurique, formant avec la soude des sels qui pourraient être ensuite précipités par l’alcool en même temps que le sel double de platine et. de potassium. ..
(2) Ne pasenauffer trop fort pour éviter de volatiliser les chlorures alcalins.
(3) (les sels ammoniacaux empêcheraient la précipitation de la magnésie par la jaI*y •
(4) Pour transformer en chlorures les alcalis pouvant résulter de 1 action de la baryte
SU(b)leLaSquantité de chlorure de platine ajoutée doit être assez grande pour que la liqueui filtrée soit nettement colorée en jaune.
AzH:i
Remarques. — 1° La séparation par l’acide sulfurique et l’oxalate d’ammoniaque des traces de terres qui peuvent rester en dissolution après le traitement par l’ammoniaque serait surtout utile si on n’avait pas fait la précipitation des carbonates terreux à la température ordinaire; mais, même à chaud, une petite quantité de ces derniers pourrait rester en dissolution, grâce à la présence des sels ammoniacaux, et donner avec le phosphate de soude un léger précipité qui ferait croire à l’existence de petites quantités de magnésie.
2“ On doit ajouter une quantité de chlorure de platine suffisante non seulement pour précipiter toute la potasse, mais encore pour transformer le chlorure de sodium en chlorure double de platine et de sodium soluble dans l’alcool; c’est-à-dire, ajouter un excès de chlorure de platine de manière à obtenir une liqueur filtrée nettement colorée en jaune; sans cette précaution, le chlorure de sodium serait précipité par l’alcool, en même temps que le chlorure double de platine et de potassium, et on pourrait ne pas retrouver la soude dans la liqueur filtrée; on risquerait aussi de prendre un précipité de chlorure de sodium pour un précipité de chlorure double de platine et de potassium. Si la quantité de chlorure de platine était insuffisante et si du chlorure de sodium s’était précipité dans la liqueur alcoolique, on constaterait qu’il se redissoudrait par l’addition d’une nouvelle quantité de réactif.
3° Nous avons vu (p. 14) que le bi-méta-antimoniate de soude ne devait être employé qu’avec les plus grandes réserves. On s’abstiendra donc d’user de ce réactif, en l’absence de la lithine, c’est-à-dire, dans presque tous les cas.
81. Le tableau n° 4 bis que nous donnons en dernier lieu indique la marche à suivre dans la recherche des métaux précipitables par l’ammoniaque, quand on peut se trouver en présence des acides tels que l'acide phosphorique, borique, oxalique, etc. (1), c’est-à-dire dans le
(i) On peut constater par des essais préliminaires la présence de ces acides, ainsi qu’il est dit plus loin (p. -lui, 112, 5» remarque). Si ces essais donnent des résultats négatifs, on pourra, à la rigueur, faire usage du tableau il» 4. Cependant nous conseillerons, dans le cas général, c’est-à-dire dans le cas d’une liqueur primitive acide et qui ne provient pas