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CHAPITRE XV

outre, l’acide arsénique est précipité en jaune, surtout à chaud, par le molybdate d'ammoniaque , de môme que l’acide phosphorique (voir 103, p. 93). Mais la liqueur qui surnage le précipité est colorée en jaune, contrairement à ce qui a lieu pour l’acide phosphorique.

97. Chromâtes , manganates et permanganates. — Les premiers se reconnaissent par l’action de l 'ammoniaque, les seconds par l’action de Y ammoniaque et du sulfhydrate d'ammoniaque , dans la liqueur acide traitée par l’hydrogène sulfuré. Du reste, on aura déjà trouvé du chrome et du manganèse dans la recherche des métaux, et la couleur de la liqueur primitive aura déjà pu donner des indications sur la présence de ces acides. Ils passeront dans la solution transformée en sel sodiqueet seront ainsi séparés du chrome et du manganèse qui peuvent être contenus à l’état d’oxydes basiques et qui resteront dans le précipité produit par le carbonate de soude (voir les caractères des métaux, 50 et 54, p. 52 et 54).

98. Sulfates. — L’acide sulfurique et les sulfates donnent avec Yazotate de baryte un précipité blanc insoluble dans Yacide chlorhydrique. Nous avons vu que, dans cet essai, il est indispensable de diluer les liqueurs, sinon on serait exposé à commettre des erreurs due*s à l’insolubilité des sels de baryte dans l’acide chlorhydrique concentré, et à prendre pour du sulfate de baryte 1 azotate de baryte précipité par l’acide chlorhydrique. — Bouilli avec une solution d un carbonate alcalin , le sulfate de baryte se transforme en carbonate de baryte et la liqueur filtrée précipite par le chlorure de baryum après sursaturation par l’acide chlorhydrique.

99. Silicates. — Les silicates alcalins en solution donnent avec Yazotate de baryte un précipité blanc gélatineux, insoluble dans 1 acide chlorhydrique faible, soluble en grande partie dans l’acide chlorhydrique concentré. — Quand on fait bouillir le précipité de silicate de baryte avec une solution concentrée d’un carbonate alcalin , la baryte passe à l’état de carbonate insoluble et la silice à l’état de silicate alcalin soluble. La liqueur filtrée et évaporée en présence de Y acide chlorhy-

dricjue laisse un résidu de silice insoluble dans les acides ci dans la perle de sel de phosphore.

100. Borates. — Ils donnent avec Yazotate de baryte un précipité blanc soluble dans l’acide chlorhydrique. Ge précipité se dissout facilement dans une grande quantité d’eau ; il est très soluble dans les sels ammoniacaux. — En solution concentrée, ils précipitent parles acides; cependant la solubilité de. l’acide borique est assez grande, et une solution de borax saturée à froid n’est pas précipitée par l’acide chlorhydrique. — L’acide borique colore en vert la flamme de l'alcool, et ce caractère permet de constater l’existence de très petites quantités de ce corps. Cette coloration, qui se développe surtout par l’agitation, doit être recherchée en l’absence de métaux pouvant communiquer à la flamme une teinte particulière et après addition d’un excès d’acide sulfurique concentré, si l’acide borique est à l’état de borate; on doit aussi, s’il y a de l'acide chlorhydrique, libre ou combiné, l’éliminer par évaporation en versant de l’acide sulfurique sur le résidu et évaporant de nouveau : l’acide chlorhydrique, en effet, pourrait former de l’éther chlorhydrique qui brûle avec une flamme bordée de vert. — Un essai analogue peut être fait par voie sèche, en chauffant la substance qui conlient le borate, avec du fluorure de calcium et du bisulfate de potasse, sur une spirale de platine dans la flamme d’un bec de Bunsen. 11 se dégage du fluorure de bore qui colore la flamme en vert, mais cette coloration ne dure que quelques instants. — On peut produire une coloration plus durable par le procédé suivant : la substance est mise dans le fond d’un tube à essai avec du fluorure de calcium et de Y acide sulfurique ; le tube est muni d’un bouchon à deux trous, dont l’un est traversé par un tube recourbé pénétrant jusque vers la partie inférieure, et par lequel on fait arriver de l’hydrogène purgé d’air ; on enflamme l’hydrogène par un tube étiré passant par le second trou du bouchon. Le fond du tube à essai étant plongé dans de l’eau tiède, il se dégage du fluorure de bore qui est entraîné par l’hydrogène et qui colore la flamme en vert. — Si l’on plonge dans une solution d’acide borique, ou dans une solution d’un borate faiblement acidulée, une bande de papier de curcuma, et qu’on la sèche ensuite à 100°, la portion plongée prend une teinte rouge assez caractéristique qu’il ne faut pas confondre cependant avec la coloration plus ou moins brune

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