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Les Mémoire& de La^zun caractëris^st un çfaai^gi^m^nt <{fii a'opéra dans ksf mcears\T«n )6$, l^repjèresi aoûf^fis du rè^e ide Louis :XiVIi fîu $eflQ^p!9 du Biégeutil y amt peutf-étr? ^^avcp autanjt.40 lîbertin&ge 9 moÎQaCd'iiiimoFaUtë x|iie çQU$(<0Ui»,Xy> h^ihé^tkt s'enfiernuildiiimoini 9?reo 9^ roués et quelques feiBifaes pendueB '|KHir ^'«kbandomiei! 4.s0s 4ébâucb)3»:v 1& nî^tàriel dodt i) s'6ut0UFj^it était enooi^e.Un^ 99i!te d'^bbmmagé qu'U irendaii à Mupîn^m. ijj î >f *. u q :? vn 1)i^: p<A'rUptiQu, du. teiôps . die* L^uis .ILV,;)fut plus.b^UtecikeAl émgée esypriucipeç : elle sel glissa jusqu'au fond des^: cœucs»- et gis^nà presqub toutes le» eoudilions.. L'hymen; était sains &i^j[a galanterie ' sans ydile , et sans délicatesse' t on rougissait d^ Thonnéte, comme en d'aaiires temps ou. Rougit duTÎee» On se prenait siai)s godt ^ on se, quittait saus contrainte , Les} ckoses allèrent au point :qu'ùnfne lârouTai^us nien dc;neu£daBS la ItQSUCe , ni rien, de piqoant^ dansie scandale: On revint à des mœuraiplusdéeesUestpar amorir du changement. ? o.
2o4 CONVERSATION
Les doux penchons d'une tendresse innocente, les combats que le devoir livre aux passions dans un cœur yertueux , étaient vraiment alors des nouveautés: La bonne compagnie , qui n'arriva pas là "d'abord, parut comprendre du moins qu'en pouvait prêter aux désordres Texeuse des semtimens. La Hfous^Ue Héloïse , publiée vers le même temps , rendit le charme des illusions les plus vives à des cœurs long^temps engourdis dans la mollesse ou flétris par la débauche. Tout le monde voulut avoir une passioh profonde. Il n'y eut point de femme galante qui ne se crtit une Julie; point de libertin qui n'affectât le ton, le langage, les sfiïtimens impétueux, ar^ dens , exaltés , qui consuinaient Saint-Preux. La femme qui avait succès^ vement vingt amans, cédait, pour chacun d'eux, à l'empire d'un amour irrésistible i et Ton affectait la sensibilité , comme on avait, quinze ou vingt ans plus tôt, affecté la corruption. A l'époque d'un libertinage effronté , Richelieu servait de modèle \ Lauzun Alt à son tour le héros des passions violentes et des aventures romanesques.
Nous n'avons pas ses Mémoires tels que l'au*
DU DUC D£ CHOISEUL. " 2o5
leur les at ait écrits. On ea a retranche plusieurs passages, et y quel que soit cesaicrifice, il fui fait à des considérations qu'on doit re^c^er \ mais on reigreittait surtout de n'y pas trouver join^ un morceau que les bibliophiles cachaient depuis long-temps au fond de leurs portefeuilles : c'est la conversation de M. le due de Choiseut av^c la princesse de Guémenée. '
Il faut , ^ur mieux sentir le prix de ce morceau, se reporter aux détails que donne Lauzun dans ses Mémoires*. H avait trouvé moyen de dévorer, en dix ans, les revenus et le capital d'une fortune qui s'élevait à quatre millions» Madame de Laus^un vit dans ce désordre un prétexte de rompre avec lui. S'il faut en croire Lauzun , elle était fausse., prude et méchante»
' Un écrivain enlevé trop tôt à la littérature et an théâtre, l'auteur de la éomédîe de Louis XI, M. Mély- Janin , inséra cette conversation dans les Lettres cham" pf noises i mais outre que ce recueil était pea répondu ^ nous, croyons, en imprimant cette conversation, en donner une version plus exacte et plus complète , puisque nous la pu* blions sur le manuscrit original.
* Première édition, page 375.
%0& CONVERSATION , etc.
Madame de LauKun reprochait , arec bien plus de raison, an jeune dncr, ses galanteries, ses prodigalitë^, et la ruine dont ^le était menacée. Dans ces querisUes de ménage, dont on prit Ib pablid pour confident et pour juge , ob outra de part et d'autre un peu les ehoseâ. Madame de Guémenée , dont lé mari avait acheté en viager tout ce que le duc de Lauzun pouvait posséder eneore , prit naturellement son parti. Elle hasarda quelques mots imprudens sur la conduite de madame de Lauzun , quoiqu'elle fut irréprochable. Le duc de Choiseul embrassa la défense de sa jeune parente , et ce débat fit fïah^e la conversation ^"on va lire.
' tl faut bien ajouter que la princesse de Guémenée n'y eut point l'avantage. Les malignes insinuations de M. le duc de Choiseul laissent a penser qu'elle n'avait pas adopté, jusqu'alors, la réforme si récemment opérée en faveur de^ grands sentimens. On pourrait croire qu'il lui reprochait même de compter plusieurs amans à la fois. Calomnie ! méchanceté pure ! C'était respect pour les anciens usages.
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