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Om n'attend pasdk moi , dans un si court espace,. nn Essai sur la vie de Mirabeau. Je ne saurais Btéme aToir le projet de porter un jugement sur sooi caractère ou sut son génie. L'un et l'autre , malgré l'éclat dcmt a brillé Mirabeau , n'ont été qu'imparfaitemeni connus» Amis et détracteurs se sont «également trompéis sur les motifs^ de sa conduite ; smiis et détracteurs ont ignoré de, son ▼ivant , et peut-être ne connsutront de k>ng<*tenlps eneore , tous ses titres à la célébrité. Comi|^ publiciste et comme homme d'Etat , onl'a jugé sans le connaître, à peu près comme ces voya^urs qui, dans les contrées de l'Egypte, prétendent deviner l'attitude et mesurer la hau*^ teur et les dimensions d'un colosse dont les trois quarts sont encore ensevelis sous le sable.
Beaucoup se flattent d'avoir connu le secret de ses actions , qu'il n'y a peut-être jamais initiés; Quelques uns se disent possesseurs de manuscrits précieux , qui n'ont probablement sur*
chaîne leurs cartons que d'an fatras de pa[»ers inutiles. Ses papiers importans , tous ceux auxquels il attachait, arec un noble oif;ueQ, l'idée de sa gloire avenir, sont entre les mains d'un des plus grands seigneurs de l'Europe. Pour cet liomme seul Mirabeau n'a pas eu de secrets; à cet homme seul il a montré constamment le fond de son cœur et de sa pensée ; et c(dui-la ^eul/qni, placé par son rang dans la plus haute côn6ance de Louis XVI et de la Reine , osa leur donner le conseil de recourir à Mirabeau, et d'ouvrir avec lui un commerce de lettres , est aussi demeuré Tunique dépositaire de cette mystérieuse correspondance entre le mince assis ^ur un trône chancelant et le sujet qui avait le plus ébranlé ce trône , mais qui voulait enfin le raffermir.
Cette correspondance politique , commencée dans de si graves circonstances, ^et qui fut l'objet de tant de vagues soupçons, était jusqu'à ce moment demeurée couverte d'un voile épais.
On eût pu croire que les' doubles battans d'une nouvelle armoire de fer la retenaient cachée