‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 105 sur 229 · Itaque postquam est orcino conditus thesauro · texte numérisé non relu

Itaque postquam est orcino conditus thesauro

Oblitei sunt Romse loquier lingua latina.

tout à coup, vers les dernières années de la république, une foule d’hommes éminents sortirent de l’Italie centrale : Lucrèce, Cicéron, Salluste, César, Varron, etc.; et le génie italien, mûri par l’étude des Grecs, s’éleva à la hauteur de ses modèles.

Mais, presque aussitôt, on vitla suprématie littéraire quitter le centre de l’Italie pour se transporter dans les colonies et les municipes du nord, dans ces belles campagnes de la Cisalpine, où les esprits moins agités qu’à Rome, malgré le contre-coup des discordes politiques, trouvaient plus de loisir et de calme. Ces villes superbes, peuplées d’émigrés romains et latins, renfermaient des écoles capables de former de grands écrivains. Celles de Crémone et de Milan préparèrent Virgile *; Padoue donna Tite-Live; Vérone, Vitruve ; Hostilia, Cornélius Nepos. Déjà Crémone avait produit le satirique Bibaculus, que les critiques plaçaient à côté d’Horace; enfin Rome devait aux rives du lac de Garde, à la presqu’île pittoresque de Sirmio, « la perle « des îles et des presqu’îles 1 * 3 , » Catulle, le plus gracieux de ses poètes. Je n’ai transcrit ici que les noms les plus illustres; et cette gloire de l’Italie du nord fut continuée, dans le siècle suivant, par les deux Plines, par Valérius Flaccus, surtout par l’éloquent et vénéra-

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