‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 106 sur 229 · Cremona Mediolanum transiit. Don., Vit. Virg · texte numérisé non relu

Cremona Mediolanum transiit. Don., Vit. Virg

î. Peninsularum, Sirmio, insularumque

Ocelle (Catull., un.)

ble Pætus Thraséa. Bien que, à l’époque d’Auguste, l’usage des idiomes gaulois et vénète eût cessé dans les municipes cisalpins, le latin qu’on y parlait était entaché de tours et de locutions que les puristes du Latium n’admettaient pas 1 ; et si Virgile eut le bonheur d’être reconnu pour un des types de la pureté classique, beaucoup de ses compatriotes partagèrent vraisemblablement le destin de Tite-Live, dont on attaquait, comme on sait, la patavinitè 2 . Malgré ces nuances, imperceptibles pour nous, le mouvement littéraire circumpadan se confond dans celui de l'Italie centrale, dont il reproduit tous les caractères, et avec lequel il forme ce qu’on peut appeler la période italienne des lettres latines.

Ces locutions étrangères qu’on reprochait aux écoles de l’Italie supérieure durent se rencontrer plus nombreuses et plus fortement marquées dans celles de la Gaule narbonnaise, quan die goût des études latines s’y développa ; et il s’y développa promptement. Le terrain, en effet, avait été merveilleusement préparé par l’influence de Massalie ou Marseille, cette rivale savante d’Athènes et d’Alexandrie, qui, à la fin du premier siècle de notre ère, méritait encore cet éloge :

1. Id ta, Brute, jam intelliges quum in Galliam veneris; audies tu quidem verba quædam non trita Romæ ; sed hæc mutari dedisciqae possunt. Cicer., Clar. Orat.

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