Quinlil., Inst, viu
« que l’élégance des Grecs se mariait heureusement « chez elle à la sévérité des mœurs provinciales *. » Sans parler d’Antonius Gniphon , enfant exposé en Gaule, élevé en Égypte, qui devint le précepteur de Jules César et l’un des maîtres de Cicéron 3 , mais dont la science ne fut pas un produit indigène, on vit sortir des écoles narbonnaises plusieurs écrivains distingués, et dans le nombre : Yalérius Caton, que ses contemporains appelaient «la sirène latine,» et qui, poète et grammairien, « savait seul, disait-on, lire et for- « mer les poètes 3 ; » Yarron, surnommé Ataciuus, parce qu’il était né sur les bords de l’Aude, autre poète savant, auteur d’ouvrages didactiques en vers et d’un poème historique sur la guerre de César en Séquanie; enfin Cornélius Gallus, né à Fréjus 4 , premier préfet de l’Égypte sous Auguste, estimé chez ses contemporains pour des élégies qui sont perdues, mais à jamais célèbre dans tous les siècles par l’amitié de Yirgile, et par les beaux vers que le poète mantouan consacra aux folles amours de son ami 5 . De tout
1. Massiliam, locum græca comitato et provincial! parcimonia mistum ac bene compositum. Tacit., Agr., A.