‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 109 sur 229 · Petron., Salyr · texte numérisé non relu

Petron., Salyr

naux curieux de la même classe, depuis le Sévir Habinas, marbrier en tombeaux et magistrat important, qui ne marche qu’avec des licteurs, et suit par sensualité les repas funèbres 1 , jusqu’à ces libérés des ergastules qui ont peine à oublier qu’ils ne sont plus esclaves, et le sont en effet toujours de cœur et de souvenir*. Mais du sein de cette triste et brutale société jaillissent parfois des sentiments qu’on eût cherchés en vain dans des classes plus élevées , et qui sont le produit des éléments mêmes qui la composent. Là l’esclave et le maître se touchent; et la servitude de fait est plus humaine que la loi. « Mes amis, dit Trimalcion, les k esclaves sont des hommes comme nous ; ils ont sucé * le même lait, quoique la mauvaise destinée les ait a frappés. Je. veux que de mon vivant, et bientôt, ils « boivent tous de l'eau libre 3 '.... »

Tout fait présumer que ce livre fut écrit sous les principats de Claude ou de Néron. Un peu avant celte époque, un autre Gaulois, Domitius Afer, l’orateur de Tibère 4 , brilla aux premiers rangs du Forum et du sénat; il fut un des délateurs habituels de ce règne funeste et de celui de Caius : « plus heureux par son

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