‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 113 sur 229 · Il était né à Mellaria, comme il le dit lui-même, II · texte numérisé non relu

Il était né à Mellaria, comme il le dit lui-même, II

3. Il se nomma d’abord Marcus Annæus Novatus. Son compatriote Junius Gallion l’ayant adopté, il prit son nom. Dulcem Gallioncm. Stat. , Silv. 2. Geneth. Lucan. — Egregius declamator. Chron., Euseb.

Et docti Senecæ ter numeranda domus.

Martial.

4. Annæum Lucanum genuerat, grande adjumentum claritudinis. Tacit., Ann., xvi, 17. — Plin., xix, 6.

5. On croit qu’il était né à Itaiica, vingt-cinq ans après J. €.; ce-

Après eux vinreut l’historien Herennius Sénécion * , qui paya de sa vie, sous Domitien, les éloges qu’il avait donnés à Helvidius Priscus ; Quintilien, de Calagurris, fils et petit-fils de rhéteurs , et lui-même le rhéteur le plus célèbre qu’aient produit les lettres latines; le poêle Martial de Bilbilis; plus tard, rhistorien abréviateur, Ànnæus Florus 2 , et le rhéteur Julianus, dont on admirait, au siècle des Antonins, l'éloquence, l’érudition et les vastes connaissances dans l’ancienne littérature romaine 3 . L’histoire ne nous a fait connaître, avec quelque détail, que les chefs d’école. Autour de ceux-ci accouraient, à chaque génération, une foule de littérateurs espagnols qui venaient solliciter, au moyen de leurs compatriotes en crédit, la faveur du public et celle du césar.

La race ibérienne exerça donc sur cette période des lettres latines une grande action, non pas seulement à cause de la multitude d’écrivains supérieurs ou distingués qu’elle lui fournit, mais à cause du caractère général imprimé aux productions de cet âge, de sa manière , qui rappelle si évidemment les tendances du

pendant la queation est controversée. — Voy. entre autres Fonce., de Immin. L. L. Senect., et Sclicell., Hist. abrégée de la lilt. rom., u.

1. n était né en Bétique. C. Pline, i, Epi/., 55 ; ni, 2. — Tacit., Vitu agric., u, 55.

2. Ce nom d’ Annæus fait supposer qu’il appartenait A la famille des Sénèques. — Cf. Funcc., de Immin. L. L. Senect., 596.

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