‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 117 sur 229 · Non sermo pœnus; non habitus tibi · texte numérisé non relu

Non sermo pœnus; non habitus tibi

Externa non mens; Italus, Italus!

Sunl urbe, romanisque turmis,

Qui Libjam décorant aiumni.

(M., ibid.)

prospérité du commerce africain, surtout lu commerce de Carthage, pendant le premier siècle de notre ère, qui donnèrent une impulsion décisive aux études romaines. Carthage, ambitieuse de prendre place en tout à côté de Rome *, se fit centre littéraire, et eut, comme celle-ci, ses grandes écoles de philosophie et de déclamation 1 2 , ses lectures et ses improvisations publiques à la bibliothèque et au théâtre 3 . La curie municipale, à qui par déférence on donnait le nom de sénat, provoquait elle-même de brillantes solennités littéraires, où la province entière accourait. Elle attirait près d’elle tout ce que l’Afrique produisait d’hommes distingués; à force d’honneurs, d’argent, de statues 4 5 , elle s’attachait à leur faire oublier l’Italie ; et ceux-ci, en retour, saluaient Carthage des titres superbes de Muse céleste , et de Camène des hommes portant la toge *.

A l’exemple de la Muse céleste , les autres villes de ces provinces ouvrirent des écoles et se livrèrent aux études oratoires et poétiques avec une passion tout africaine. Dans ces écoles, où l’on écrivait et déclamait

1. Duæ urbes iitterarum latinarum artifices, Roma atque Carthago. S. August.

2. Apul., Florid., passim. — S. August., Confess. — Salv. mass. lie Gub. Dei, 7.

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