CHAPITRE III
SUITE DU PRÉCÉDENT
Idées sociales. — Peu nombreuses encore chez les écrivains du siècle d’Auguste, elles se développent dans la période suivante. — Propagation des doctrines d’égalité entre les peuples, et de fraternité entre les hommes. — Éloquence et poésie des nouvelles idées. — Point de vue historique de Rome civilisatrice. — Apothéose de la ville éternelle.
Maintenant, si l’on veut chercher, à travers toutes ces variations de la littérature romaine, la marche des idées sociales, on trouvera que la période italienne en contient encore assez peu ; que les droits de l’humanité, qui commencent à s’y faire jour d’une manière philosophique et abstraite, n’y sont guère compris comme règle pratique. La poésie politique semble s’y résumer dans ces vers fameux : « Sou viens -toi, Ro- « main, que tu es fait pour régir les nations; pour « imposer autour de toi les habitudes de la paix ; pour « épargner tes ennemis soumis, pour écraser tes enne- « mis rebelles; voilà tes arts, à toi 1 ! » Lors même