‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 129 sur 229 · Tit. Lir., x, 16 ; xxxi, et alib · texte numérisé non relu

Tit. Lir., x, 16 ; xxxi, et alib

il sait si bien fasciner ses lecteurs. Peut-être Trogue- Pompée fournirait-il dans cette période quelques indices d’un esprit nouveau ; mais qu’avons-nous à dire de lui, sinon des choses conjecturales 1 ?

Entre cette période et la suivante, où l’esprit provincial domine, on voit au contraire qu’un grand progrès s’accomplit; les idées exclusives s’adoucissent; les doctrines d’égalité, de philanthropie se formulent et se propagent, en même temps que s’établissent les institutions unitaires.

L’histoire, d’abord, porte l’empreinte de ce progrès : plus dégagée du vieil orgueil et des vieux préjugés, elle aperçoit plus nettement quelle force fatale, après avoir poussé hors d’elle-même Rome conquérante, la contraint ensuite d’ouvrir ses murs aux peuples qu’elle a vaincus. Yelléius Paterculus, qui écrivait sous Tibère, reconnaît la légitimité de la guerre sociale, d'une guerre qui amena presque l’anéantissement de sa patrie ; il proclame le bon droit des alliés ; « Lajustice était de leur côté, » dit-il 2 3 . Florus appelle cette guerre sociale et civile à la fois \ attendu que les Étrusques, les Latins, les Sabins, etc., «formaient

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