Plin., Hist. nat., xxyii
U. Zeugrna latinœ
Pacis itcr Stat., Sylv.
Cf. Pat. Nuni. T. Anton., à propis d’une médaille d’Antonin le Pieux, représentant le temple de la Paix à Zeugma.
cime des questions sociales les plus brûlantes ; il compose sur l’esclavage une lettre célèbre, qu’on ne peut assez admirer 1 .
J’ai puisé mes citations dans Sénèque, de préférence à tous les autres philosophes, parce qu’il est le premier par le temps comme par la gloire, et que d’ailleurs il appartient à la secte qui a le plus influé sur le développement de ces sentiments et de ces idées. Sénèque était stoïcien. Par un contraste bizarre, le Portique, où tant de nobles âmes engouées du passé se réfugièrent, parce qu’on y trouvait, au milieu des orages politiques, de la force pour supporter et s'abstenir 2 , le Portique fournissait dans sa doctrine le plus énergique dissolvant de ces mêmes idées qu’adoraient les amis du passé. L’unité de l’univers, l’unité du genre humain, l’existence de lois générales gouvernant la communauté des êtres, étaient des systèmes de physique et de morale mis en avant par les stoïciens dans un but purement spéculatif; mais les conséquences pratiques de pareils principes étaient faciles à déduire, et la politique en fit bientôt l’application aux nécessités du monde romain.
Ces théories étaient séduisantes, ces maximes morales étaient belles ; elles allèrent au cœur des poètes. Lucain célébra, en vers sublimes, le citoyen du monde,