‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 133 sur 229 · Immensa romans pacis majestate. Plin., xxvu · texte numérisé non relu

Immensa romans pacis majestate. Plin., xxvu

h. Numine Deum electa (Italia) quæ... sparsa congregaret imperia, ritusque moliiret, et tôt populorum discordes ferasque lioguas, scr-

MARCHE VERS L'UNITÉ SOCIALE. 26s

Cette idée de fatalité prend, sous la plume du religieux Plutarque, une couleur singulièrement mystique : « Rome, dit l’écrivain grec, est l’ancre qui fixe « à jamais au port le monde longtemps battu et errant, « sans pilote, au gré de la tempête. » Il compare la domination des Romains à un ciment éternel qui est venu relier des éléments mobiles, discordants, épars. Semblable aux forces créatrices qui ont organisé l’univers au milieu des luttes du chaos, Rome a organisé la grande société humaine au milieu des luttes acharnées que se livraient les peuples et les races*.

Ainsi donc tout se coordonnait suivant de nouvelles idées : histoire, philosophie, poésie, et jusqu’aux sciences naturelles, en tant qu’elles s’occupaient de l’homme comme être sociable.

Comment les sentiments d’équité et de bienveillance mutuelles ne se seraient-ils pas développés, sous l’empire de cette paix romaine qui avait fait taire, dans une si grande étendue du globe , les haines de races et les haines de gouvernement? Depuis la bataille d’Actium jusqu’à la mort de Commode, c’est-à-dire dans une période de deux cent vingt-deux ans, la tranquillité intérieure ne fut troublée qu’une seule fois gravement, par les guerres civiles qui précédèrent l’élévation de

monis commercio contraheret ad colloquia, et humanitatem homini daret. Plin., Hist. nat., m, C.

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