Domitos fraterna in vincla redegit
Prud., cont. Symmach., iv, 608.
2. Hujus paciflcis debemus moribus omnes Quod ?cluti patriis regionibus utitur hospes,
Quod sedem mutare licet ; quod cemore Thulen Rursus, et horrendos quondam pcnetrare recessus,
Quod bibimus passim Rhodanum, potamus Orontem,
Quod cuncti gens una sumus.
Claudian., in Stilic., ni, ISA et seqq.
dont son action réglait les mouvements. Les chrétiens eux-mêmes le crurent d’abord aussi fermement que les païens, a Tant que dureront les siècles, écrivait Tertul- « lien, cet empire durera 1 * 3 ! »
La même croyance inspira de beaux vers à une femme grecque, poète comme Sapho ou plutôt comme Alcée; Erinne était son nom, et elle vivait, suivant l’opinion la plus probable, vers l’époque des Antonins. Rien ne nous est resté d’elle que les vers dont je parle : c’est une ode adressée à la ville de Rome, morceau d’une inspiration élevée et d’une vigueur de style remarquable, qui doit nous faire regretter vivement l’injuste oubli du temps. J’essayerai d’en donner ici la traduction.
« Je te salue, ô Rome, fille de Mars, reine à la coifa fure d’or, au cœur intrépide , qui, environnée de a majesté, habites sur la terre un olympe incorrup- « tible *.
« Les Parques n’ont renlis qu’entre tes mains un « sceptre qui ne se brise point, afin que partout tu a domines, et que tu régisses tout.
« La terre et la mer écumante, que tu brides par un