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a frein puissant, fléchissent, attelées au joug de ton « char; et toi, tu gouvernes avec tranquillité les villes « des nations.
« Le temps qui change tout, qui fait passer inceste samment la vie, tantôt ici, tantôt là , laisse pour toi « seule souffler toujours et dans toute sa plénitude le « vent de la puissance 1 ;
« Car toi seule tu produis une race grande et vigou- « reuse ; et , comme le sein de la terre porte les « moissons de Cérès , ton sein porte des moissons a d’hommes 2 ! »
En lisant cette ode, on est frappé du ton religieux qui y règne : c’est un hymne en effet, et Rome civilisatrice fut divinisée ainsi que Rome conquérante.
Dès l’an 195 avant notre ère, la ville de Rome eut des autels en Asie. Les Smyrnéens, qui se glorifiaient de lui avoir élevé son premier temple 3 , furent imités bientôt par les habitants d’Alabanda en Carie 4 , puis par presque tout l’Orient. Sous le gouvernement impérial, le génie de la ville universelle devint naturellement le