‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 137 sur 229 · flivra Se a çdW.cov 6 (i£Y l<rr °; alS>v · texte numérisé non relu

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3. Se primos templum urbis Romæ statuisse. Tacit., Ann., îv, 56.

/), Tit. Liv., xliii, 6.

commun génie de tous les peuples, et son culle se réunit à celui des césars, en qui se personnifiait l’esprit de la société universelle. Divinité de force violente et de conquête, dans la première phase de son apothéose , Rome demeura toujours une divinité de force, mais de force appliquée à la civilisation, une divinité de protection pacifique et de concorde. Ses médailles continuèrent à la représenter sous la figure d’une femme coiffée d’un casque ; mais on grava souvent au revers deux mains jointes, symbole d’union, ou bien un aigle, aux ailes ployées, reposant à l’ombre d’un olivier *.

J’ai parlé de la tendance que montrèrent les écrivains du premier et du second siècle à expliquer la domination d,e Rome par des causes surnaturelles de providence ou de fatalité ; j’ai fait voir Pbne le naturaliste rattachant l’existence de celte ville et la topographie meme de l’Italie à la marche préétablie du monde; Plutarque reconnaissant dans cette souveraineté bienfaisante comme un ciment jeté par une main divine entre les nations 2 ; Tacite enfin déclarant, par la bouche de deux personnages de ses histoires , qu’ébranler le colosse de l’empire serait ébranler l’univers, et que l’éternité de la société humaine était attachée à l’éternité de la société romaine 3 : Rome effectivement avait

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