‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 172 sur 229 · Jambl.,ibid · texte numérisé non relu

Jambl.,ibid

Mais que devenait l’homme si borné , si faible en apparence, atome perdu au milieu de ces mondes fantastiques? Il pouvait être grand encore , car il possédait en lui-même un énergique instrument d’amélioration, la vertu.

Le néo-platonisme reconnaissait deux sortes de vertu, celle qui s’applique aux choses du monde *, aux devoirs mutuels de celte vie , et celle qui regarde les rapports avec Dieu, et le perfectionnement de l’âme humaine par la science et par la religion 1 2 .

Suivant lui, la vertu pratique est bonne sans doute; et, à cet égard, les préceptes moraux des néo-platoniciens sont élevés et purs; mais elle ne confère qu’une perfection subalterne ; elle n’est qu’un premier degré de la vertu. La vertu suprême, la vraie vertu, c’est la sainteté qui s’exerce par les observances du culte, par l’étude, le silence, la retraite, le jeûne, la contemplation.

La contemplation conduit l’àme à l’intuition directe de la vérité en Dieu , à son union avec Dieu. Cet état de l’àme s’appelle extase 3 .

L’extase qui peut initier l’homme à l’essence divine peut, à plus forte raison, le mettre en rapport avec le monde des êtres surnaturels. Par cette com-

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