PUilcstr., Vit. Appollon., i, 3; Soph., lvi
contre la populace des grandes villes, toujours acharnée à leur ruine 1 ; puis il céda au torrent et les abandonna 8 ; son fils Caracalla, élevé par une nourrice chrétienne, montra plus de constance à les défendre 3 .
Prêtre d’une religion orientale, et prêtre fanatique, Varius Avitus Bassianus, connu dans l'histoire sous le nom d’Antonin Elagabal, se fit le patron passionné des cultes orientaux. Quand les légions de Syrie élevèrent au trône impérial ce petit-neveu de Sévère, auquel s’est attachée une si honteuse célébrité, il desservait en qualité de pontife dans la ville d’Émèse, au pied du Liban, un des temples les plus révérés de l’Asie , où le feu , considéré comme principe générateur, était adoré sous l’emblème d’une pierre noire et sous la dénomination d’Elagabal, Dieu de la montagne 4 . Pour les Romains et les Grecs, Élagabal ou Héliogabale était tantôt le dieu Soleil, tantôt Jupiter *.
La vie du césar syrien fut un tissu d’infamies, de crimes et d’extravagances qu’explique trop bien l’effet du pouvoir absolu sur une âme dépravée et cruelle ; quelques-unes de ces folies, pourtant, ont un caractère particulier qui n’est pas indigne d’attention. Le fana-
1. Populi furenti in os palam restitit.TertulI., ad Scap.; Appol., 35.