‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 175 sur 229 · Lamprid., Heliogab., n. Cas · texte numérisé non relu

Lamprid., Heliogab., n. Cas

5. Fuit autem Heliogabali vel Jovis, vel Solis, sacerdos. Ibid., 101.

tisrae d’Avitus s’exalta sous la pourpre : il prit le nom d’Élagabal ; il se fit déclarer par un sénatus-consulte prêtre de ce dieu, et inscrivit sur ses médailles un titre si nouveau à côté du vieux titre de grand pontife de Jupiter Capitolin, porté par les césars*. Le dieu du Liban eut à Rome un temple magnifique où l’empereur officia solennellement, assisté des consuls et du sénat s . On trouve , dans tous ses actes relatifs à la religion, autre chose encore que l’attachement du prêtre pour son dieu, pour le dieu de sa famille et de son pays; on ne peut y méconnaître l’intention fortement manifestée d’élever, à la face de l’empire, un culte oriental au niveau du culte italique, du culte politique de Rome.

Les historiens racontent que , dans un de ses accès d’exaltation bizarre, voulant marier ce dieu qu’il avait amené d’Orient, il lui choisit deux épouses : Pallas et Vénus Astarté. Dans les traditions de l’Italie centrale, on regardait Pallas comme la protectrice secrète de Rome, et une idée de fatalité pour cette ville et pour l’empire était attachée à la conservation de sa statue, sauvée, disait-on, des flammes de Troie par Énée, et transplantée par lui, au milieu de périls sans nombre, jusqu’aux bords du Tibre. Quant à Vénus Astarté, ou Vénus céleste, c’était la grande déesse de l’Afrique et

Page 1