‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 176 sur 229 · Sacerdos dei solis Elagabali · texte numérisé non relu

Sacerdos dei solis Elagabali

2. Herodian., v, 121. — Dio, lxxix, 13. — Lamprid., Heliogab,, 101

la patronne de Carthage. Antonin fît apporter et déposer en grande pompe les deux simulacres dans le temple d’Élagabal, sur des lits, près du lit du dieu syrien *, unissant ainsi, par un lien mystique, les trois symboles religieux de Rome, de Carthage et de l’Orient. Les fiançailles divines furent célébrées dans tout l’empire par des fêtes et présents 1 2 . Le temple d’Élagabal devint comme un panthéon où furent réunis les attributs des principales divinités du polythéisme; Avitus voulut même y faire placer, si l’on en croit Lampride, les signes figuratifs des cultes samaritain et juif, ainsi que ceux de la dévotion chrétienne, c’est dans ces termes qu’il s’exprime, « afin, ajoute-t-il , que « les mystères de toutes les religions fussent soumis à « un seul sacerdoce dont il serait le pontife 3 . » Sous des formes assurément bien étranges, et avec les prédilections d’un Syrien fanatique, Élagabal travaillait pourtant à l’unité religieuse ; il faisait du syncrétisme à sa manière; il semblait dire au monde romain, dans ce langage des symboles qui était le sien : « La paix « est conclue au ciel comme sur la terre. Le fils de Sé- « vère avait rapproché les hommes en les faisant tous

1. Herodian, v, 121. — Dio, lxxix, il. — Lamprid., Ueliogab.,

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