‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 180 sur 229 · Cf. ». Arr.bros, episc. Epist., u, contra Symmach · texte numérisé non relu

Cf. ». Arr.bros, episc. Epist., u, contra Symmach

3. Via dicam quæ causa tuos, Romane, laborcs In tantum extulcrit 1 queis gloria fotibua aucta Sic cluat, impositis ut mundum frcnet liabenis...

Régna volens sociare Deus

Aurel. Prudent., contra Syinnuich,

« toujours armées, ne savaient que frapper et blesser. « Dieu voulut refréner cette rage; il apprit aux peu- « pies à courber la tête sous une loi unique, à devenir « tous Romains 1 , et ceux qui habitent près du Rhin « et du Danube, de l’Elbe au lit profond, du Tage au c. sable d’or, et ceux dont le Pô traverse les villes, ou « dont le Nil aux eaux tièdes féconde les campagnes, « avant de se perdre par sept embouchures. Un droit <( égal les a faits tous égaux ; un même nom les a « ralliés; la chaîne qui assurait leur obéissance est « devenue une chaîne fraternelle. Nous vivons sur « tous lés points du monde comme des concitoyens « nés l’un près de l’autre, renfermés dans l’enceinte « d’une môme ville, grandis au même foyer domes- « tique 2 . »

« Yoilà ce qu’ont produit les travaux de l’empire « romain et ses victoires. Le Christ peut venir ; la « voie est frayée, la paix et l’union publique régnent « partout sous un gouvernement modérateur 2 . Rome

1. Hanc Irenaturus rabiem Drus undique gentes lncliuarc caput docuit sub legibus isdetn,

Romanosque omues fieri

Prudent., contra Symmach., 601 et seqq

2. Jus fecit commune pares, et nominc eodem Nexuit, et domiios fraterna in vincla redegit.

Vivitur omnigenis in partibus, Iiaud secus ac si Cives congenitos concludat mcenibus unis

Urbs pairia, atque omnes lare conciliemur avito.

Ibid., 607 et seqq.

S. Uoc actum est tantis successibus atque triumphis

« et la paix sont les deux liens de l’univers qui se « confondent dans un seul. O Christ! tu ne permets « point la domination de Rome sans la paix ; et pour « que la paix te plaise, il faut qu’elle arrive sous « l’égide de Rome, qui sait gouverner comme elle « sait vaincre *. »

Le poëte chrétien aime à revenir sur cette idée; il la reproduit dans ses autres ouvrages, et parfois avec des formes dont la crudité un peu sophistique dut faire sourire, je le suppose, les païens qu’il combattait.

Ainsi, d’après lui, le véritable fondateur de Rome n’est pas Romulus, c’est Jésus-Christ. Il fait dire à saint Laurent étendu sur son brasier : « O Christ, fon- « dateur de ces murs, qui as placé le sceptre de Rome « au sommet de toutes choses, décrétant que le monde « obéirait à la toge quirinale s !

Romani imperii : Christo jam tum venienti Credo, parata via est, quain dudum publies nostræ Pacis amicitia struxit, moderamine Roms.

Prudent., cont. Symmach.. 618 et seqq.

Pax et Roma tenent : capita hæc et culmina rerum Esse jubés, nec Roma tibi sine pace probatur,

Et pax ut placeat facit excellentia Rom»,

Qu» motus varios simul et ditione coercet Et terrore promit.

Ibid., 635 et seqq.

O Christe, numen unicum O splendor, o rirtus Patris,

« Voici que la race mortelle tout entière est com- « prise dans le royaume de Rémus; voici que les peu- « pies les plus divers sentent et proclament une même a chose * ;

« Prends pitié de tes Romains! fais qu’elle devienne « chrétienne aussi, cette ville, au moyen de laquelle « tu as semé une même croyance dans les autres. « Quand les membres rejettent la superstition, que la «tête ne reste pas impie; que Romulus devienne « fidèle, et que la foi conquière jusqu’à Numa 2 ! »

O factor orbis et poli,

Atque auctor horum moonium :

Qui sccptra Romæ in vertice Rerum locasti, sanciens Mumium Quirinali togæ Servire et armis cedere.

Aurel. Prudent., IIcpKrcEfavüv, ii, hymn. S. Laurent.

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