‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 182 sur 229 · Ibid., v, i, H, 12, 13, seqq · texte numérisé non relu

Ibid., v, i, H, 12, 13, seqq

destinées à répandre, la première, les révélations de l’Ancien Testament, la seconde, celle du Nouveau*.

Le règne de Rome fut universel, parce que tel devait être le règne du Christ a . Et comme la loi ancienne n’était qu’une préparation à la loi nouvelle, tout dans le monde ancien convergea vers Rome et vers l’avénement de Jésus-Christ ; de même que tout, après cet avènement, a concouru au triomphe et à l’universalité de la foi chrétienne 8 . Jamais Rome ne fut si puissante que depuis qu’elle s’est rattaché, par la communication de la religion du Christ, les peuples barbares acharnés autrefois à sa ruine. Les Gaulois incendièrent Rome soumise aux faux dieux; les soldats d’Ànnibal n’en auraient fait qu’un monceau de pierres : Alaric, chrétien, recule devant la destruction de Rome chrétienne ; il s’en rend maître et la conserve *.

Cette vue historique était puissante. Elle subordonnait, dans les événements du monde, tous les faits à ceux du christianisme ; les gloires de la Grèce, la grandeur de Rome n’y tenaient plus qu’une place secon-

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