‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 197 sur 229 · Tungri civitas Galliæ. Plin., XXXII · texte numérisé non relu

Tungri civitas Galliæ. Plin., XXXII

3. Deductis olim et nobiscum per connubium sociatis, quique niox provenere, bæc patria est. Nec vos adeo iniquos existimamus, ut interfici a nobis parentes, fratres, liberos nostros velitis. Tacit., Uist., IV, 65.

3° Service auxiliaire sous le drapeau romain. Ce service était tantôt régulier et permanent, tantôt temporaire. Le service régulier avait lieu dans les cohortes auxiliaires, et dans les ailes de cavalerie attachées aux légions. La légion, ce cœur des armées romaines ouvert jadis aux seuls citoyens romains, se composant maintenant de sujets provinciaux, les cohortes auxiliaires furent recrutées principalement parmi les Barbares. On sait la gloire acquise par les cohortes bataves dans les guerres romaines du premier siècle, ces vigoureuses cohortes qui passaient les plus grands fleuves à la nage, tout en se battant. Les Maltiakes étaient, comme les Bataves, réservés au service des armes pour tout tribut. La position des Canninéfates fut à peu près la même ; ils fournissaient aux légions de la Gaule des corps de cavalerie renommés. On trouve, soit dans les auteurs de cette période, soit dans les inscriptions, la mention de cohortes de Frisons, de Sicambres (probablement ceux qui étaient restés outre-Rliin), d’Usipiens, de Caracates,etc., etc., et sous une indication plus générale de corps auxiliaires germains, de cohortes ou ailes germaniques 1 . Celle de toutes ces nations où l’Empire pouvait puiser les meilleures recrues était la nation des Cattes, qui avait saisi avec une rare intelligence la pratique

1. On peut consulter, outre les historiens et surtout Tacite, les Recueils d’inscriptions, en particulier celui d’OrelIi,

militaire de ses puissants voisins. « Les autres Germains se battent, écrivait Tacite, ceux-là font la guerre *. »

Dans les camps permanents du Danube , le mélange des Barbares et des Romains produisit le même résultat. Les légions pannoniennes durent au recrutement fait chez les Suèves d’excellentes cohortes auxiliaires, et la cavalerie sarmate fut réputée la meilleure de l’Occident. Le Sarmate combattait mal à pied ; cependant les inscriptions mentionnent fréquemment les cohortes des Daces, soit qu’elles fussent tirées de la colonie même de Trajan, soit, ce qui est plus probable, qu’on les levât chez les tribus indigènes qui survivaient à la ruine de leur nation 2 .

Le recrutement des corps auxiliaires permanents s’opérait avec toute la régularité du recrutement romain. Des officiers parcouraient les tribus soumises à ce service, et y présidaient aux levées comme dans les provinces 3 . Une fois sous le drapeau, ces forces étaient considérées comme romaines et assujetties à la même discipline que les légions. Les fédérés barbares stipulaient pourtant quelquefois certaines conditions particulières, par exemple, celle de ne point être envoyés

1 . Alios ad prælium ire videas, Cattos ad bellum. Tacit., Mot. Gen n., 30.

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