‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 203 sur 229 · Servi populi romani esse jubentur. Gaius, Com., i · texte numérisé non relu

Servi populi romani esse jubentur. Gaius, Com., i

3. Julian. Aug. Epist. ad Const. ap. Amm. Marc., sa, 8. — Gaius, Com., i, 12, 13, 15, etc. — Ulp. frag., 1 , 11. — Dlp., 22, 2. — Isid.,

m TABLEAU DE L’EMPIRE ROMAIN.

Probus fut l’incorporation de Barbares dans les rangs des légions , ou dans ceux des soldats de limite préposés à l’entretien et à la garde des ouvrages de défense sur les frontières. Il le fit sobrement à la vérité, bornant à cinq ou six cents pour le même corps le nombre des individus intercalés, et ne dépassant point pour toute l’armée celui de seize mille : a On devait, disait-il, sentir le secours du Barbare et non le voir '.» C’était bien; mais ses successeurs oublièrent ces règles de prudence , et la mesure des intercalations s’accrut à tel point que l’ancienne distinction fut détruite entre les légions et les cohortes auxiliaires 3 . Étrangers ou Romains entrèrent indifféremment dans les unes et dans les autres , et l’on vit des légions composées entièrement de Barbares 3 . A. ceux qui blâmaient cette confusion , on pouvait répondre qu’elle avait eu lieu môme aux plus glorieux jours de l’ancienne République; que Scipion mêlait des Espagnols à ses légionnaires, Marius des Africains, Sylla des Grecs, et que César avait sa légiou gauloise de l’Allouette. Sans doute l’altération de l’institution militaire romaine commença de bonne heure; mais

1. Ita ut numeris vel limitaueis militibua quinquagenos autsexagenos intersereret : dicens, aentiendum «se , non Tidendum, qumn auxiliaribus Barbaris, Romanus juYatur. Vopisc. Prob. p. 239. — Amm. Marcell. xvu., 2. — L. 12, C. Theod. de Veter. vu., 20.

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