‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 210 sur 229 · Amm. Marcell. 1. xxxi, 15. — Jornand. R. Get · texte numérisé non relu

Amm. Marcell. 1. xxxi, 15. — Jornand. R. Get

2. Deus, sine dubio, terrenus est imperator, et quisquis adverstis eum manum movcrit, ipse sui sanguinis reus existit. Jornand. R. Get. 2S.

lcpper toute une génération de Romains issus des Goths, des Germains, des Suèves, des Sarmates, qui pe déparèrent point l’histoire de leur pairie adoptive . Leur apparition rappela le temps des premiers empereurs, quand les provinciaux firent irruption dans le sénat et les magistratures, malgré l’opposition de l’aristocratie latine et les clameurs de l’Italie *. Une galerie de ces hommes nouveaux ne serait pas la page la moins curieuse dans les biographies de Rome impériale. Il faudrait commencer par Stilicon, ami, gendre, tuteur et beau-père d’empereurs, généralissime et régent de l’empire d’Occident. Fils d’un père officier romain, élevé lui-même à Rome , habile homme de guerre , protecteur des lettres , gardien de la dignité du sénat et restaurateur de ses droits, le Vandale Stilicon présente un des plus beaux types du Romain de cette époque. Il faudrait placer près de lui un Frank de race royale , Richomer 2 , deux fois consul, correspondant assidu de Symmaque qui l'honorait et l’aimait, magistrat équitable, savant dans l’application des lois ; puis un autre général frank , qui prit un tel ascendant à la cour de Conslantinople par ses vertus austères et son courage , que l’empereur Arcadius ne dédaigna pas d’épouser sa fille 3 . Deux

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