Ce fut l’impératrice Eudoxie
Mellobaudes et deux Mérobaudes jouent aussi n rôle considérable dans les événements publics et privés du cinquième siècle : tous quatre étaient d’origine franke, ou rois, ou de lignée royale. Aux gloires militaires, un des Mérobaudes joignit la renommée du poète : le sénat lui vota une statue sur le forum, à côté de celle de Claudien*.
Les Goths prédominaient en Orient comme les Franks en Occident. Leurs noms remplissent l’histoire romaine à cette époque. On les voit briller dans toutes les carrières, à côté des Romains, et sous les individualités les plus variées, depuis le rude mais fidèle Sarus, et l’instrument de Stilicon, Gainas, dont l’ambition surpassait le mérite, jusqu’à Fravitta, esprit élégant, barbare lettré, affilié aux mystères de l’hellénisme, bon général d’ailleurs, et, ce qui valait mieux, homme sincère et honnête, dont la seule parole était préférée aux serments les plus solenuels 2 . On pourrait presque ajouter Alaric, cet élève ingrat de Théodose, ce rival de Stilicon dont il ambitionnait l’héritage, ce général révolté, qui ne se décida à prendre Rome que lorsqu’il se vit refuser l’honneur de la défendre.
Le passage des Visigoths sur les terres romaines laissait au pouvoir des Huns l’Europe orientale jusqu’au Danube. Ce fut un grand événement daus le
1. Une édition des poèmes de Mérobaude a été donnée par Niebulir dans sa collection des écrivains byzantins. Bonn. 1829.