Zasim., v, p. 808. — Sozom., îx, 4. — Oros., vu
leurs enfants ; les autres crièrent vengeance. Alaric s’offrit à rétablir l’ordre : déjà maître des milices, dans rilîyrie orientale, il demandait du service en Occident, et aspirait à remplacer Stilicon. Ce n’était pas la première fois qu’on avait vu ces prétentions élevées par des provinciaux conduisant des soldats à peine romains. Alaric, à la tête de ses fédérés, négociant avec l’empereur Honorius pour devenir ministre dirigeant, et sur le refus de l'empereur s’adressant au sénat, ressemblait beaucoup au Gaulois Antonius Primus, surnommé Bec, qui proclama Yespasieai à la lueur des flammes qui dévoraient le Capitole ; à l’Africain Septime Sévère, qui prit le sénat d’assaut; au Thrace Maximin, et à tant d’autreS. Alaric avaut de prendre Rome, épuisa tous les moyens de conciliation, et put même réclamer en sa faveur la foi publique violée '. Si les sentiments d’orgueil barbare et‘ l’amour inné du pillage s’éveillèrent dans son cœur à l’idée d’humilier cette reine du monde qu’il accusait d’injustice, il redevint Romain après, et mourut presque du regret d’avoir commis une telle profanation. Son successeur Ataiilf, sous le poids de cette terreur d’ Alaric et d’un amour conçu pour Placidie, sa captive , fut le plus
Romain de tous les chefs barbares ; et sans sa mort *
prématurée on aurait vu la nation des Yisigoths dans