Sidou. Apulliu. Paneg. Avit. v
prit, et une sorte de générosité instinctive qu’il puisait dans son orgueil, rien ne l’avait touché de tout ce spectacle que les faiblesses d’un état politique vieilli ; quant aux entraînements de la vie morale, il y était resté non moins inaccessible que les plus grossiers représentants de sa race. Il semblait même attacher sa gloire à dominer tous ces sentiments, à mettre sous ses pieds toutes ces splendeurs qu’il se refusait à comprendre. On le vit au cinquième siècle ressusciter l’idée de Décébale, de Marobode , d’Arminius, celle d’un empire de la Barbarie opposé à l’Empire romain ; mais il le fit avec une science de la guerre , une autorité et des forces matérielles inconnues à ses prédécesseurs. L’Asie septentrionale lui fournissait aussi une Barbarie plus jeune, plus ardente, plus rétive à toute culture que la demi-barbarie d’Europe. Celle-ci, il la réclamait , comme sa sujette naturelle ou son esclave, se proposant d’écraser du môme coup et les Romains et ceux qui s’étaient faits leurs frères ; mais en les confondant dans la même menace, il les réunit dans un même in-
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térêt de défense ; et l’ordre envoyé par Valentinien III aux fédérés des Gaules « d’assister une République
dont ils étaient membres',» ne rencontra point de refus. Burgondes, Yisigolhs, Franks-Saliens, se rendirent loyalement à l’appel de Rome. Toute cette jeu-