PRÉFACE. III
soit à l’étranger. La critique du Nord, gardienne si rigoureuse de la douane scientifique contre les importations venues de ce côté du Rhin, s’est montrée indulgente pour celle-ci. L’Italie, intéressée, il est vrai, dans la cause, a encouragé ces idées par une sympathie toute fraternelle ; enfin (et c’est un insigne honneur dont je sens tout le prix), l’Angleterre vient de leur accorder le droit de bourgeoisie, dans l’enseignement de ses grandes Universités 1 .
Si cette adoption de mon point de vue sur une période aussi importante de l’histoire prouvait en faveur de sa vérité, j’en serais fier, je le confesse. Avoir apporté, dans une science d’application aux destinées humaines, une vérité si minime qu’elle soit, c’est une grande récompense pour toute une vie de méditation et de labeur. Ce résultat me justifierait à mes propres yeux d’avoir osé aborder un
1. Un savant professeur, M. John G. Sheppart, a bien voulu leur consacrer une large place dans le Cours qu’il vient de rédiger pour les étudiants de l’Université d’Oxford, et qui est, pour l’histoire des nations modernes, la plus complète et la meilleure introduction que je connaisse. — The Fall of Rome and lhe rite of the new nationalities, a Sériés of Lectures on the connection between ancient and modem history. By John G. Sheppart, D. C. L., sometime fellow of Wadham college, Oxford, and head master of Kidderminster School. — London, 186 t.