Plin., v, 14. — Tacit., Hist., v
tique d’Hérode 1 2 3 4 , promettait pourtant de rivaliser bientôt avec elle. Samarie avait changé son nom en celui de Sébaste, qui signifiait, en grec, Auguste; Juliade, autrefois Bethsaïde, et Tibériade, reçurent aussi, par ces noms nouveaux, l’empreinte de la domination de Rome 2 . Ce peuple, souvent subjugué par ses voisins, souvent emmené en captivité loin de ses foyers, avait perdu jusqu’à sa langue maternelle : après avoir désappris l’hébreu pour le chaldéen, sous ses maîtres babyloniens, il avait ensuite, sous le gouvernement des Séleucides, parlé un grec mêlé de syriaque, auquel on a donné le nom d’hellénistique 3 . Mais ce qui, malgré tout, lui créait une nationalité forte, ce qui le maintint constamment séparé des autres peuples, ce fut sa fidélité à sa loi religieuse, fidélité opiniâtre, indomptable, supérieure à toutes ses infortunes. Les Juifs réfugiés, nombreux sur les divers points de l’Asie, mais surtout dans Antioche de Syrie 4 et dans Alexandrie d’Égypte 5 , y vivaient selon les coutumes de leurs pères, s’administrant eux-mêmes par des sanhédrins :
1. Joseph., Ant., xvi, 10, 13; Bell, jud., v, 5.— Plin., Hist. nat., y, 13. — Strab., xvi.
2. Joseph., Ant. jud., xiv, 10; xv, 8; il; xvm, 2; Bell, jud., ni, 18. — Plin., Ilist. natur., v, 13, 14, 15.
3. Salmas., De Hellenistica Comment., p. 182, seqq. éd. Lugd. Bat., 1643.