Strab., iv, 317; vu, 482, et seqq
4. Deserta Boiorum jarn tandem colonia D. Claudii Sabaria et oppido Scarabantia Julia habit an tur. Plin., ni, 27,
On trouvait plus d’éléments de civilisation dans rillyrie proprement dite, l’Albanie actuelle, et dans la Dalmatie, où beaucoup de cités grecques, aujourd’hui obscures, dit Pline le naturaliste, avaient autrefois fleuri *. Ces contrées et la Pannonie n’appartenaient qu’à demi à la république ; Auguste leur fit une guerre terrible, et les soumit complètement par la main de Tibère. Du temps de Yespasien, les municipes en Dalmatie étaient nombreux; les colonies s’y multipliaient etplaçaient à leur tête Salone, qui devint une ville illustre 1 2 ; le droit italique avait été accordé généreusement aux indigènes.
La Pannonie resta longtemps une terre rude et sauvage. Quoique les historiens nous parlent de la connaissance que possédaient les Pannoniens de la langue et même de la littérature latines 3 , les arts ne pouvaient croître et les éludes fleurir à l’aise sur cette frontière des guerres perpétuelles. Sirmium, capitale du pays, résidence des lieutenants impériaux chargés de la défense du Danube, et principal centre des habitudes italiennes, renfermait sans doute des écoles, de même que la Dalmatie et la Thrace ; mais Rome ex-
1. Præterea multorum Gracia: oppidorum deficiens memoria, nec non et civitatum validarum. Ibid., 26.