Plin., in
3 In omnibus autem Pannoniis non disciplinas tantummodo, sed lin gu a- quoque notitia romanæ, plerisque etiam litterarum usus, et familiaris animorum erat exercitatio. Vell., il, 90.
ploita surtout la Pannonie pour la guerre ; l’importance et la gloire de cette province furent dans les armes.
A l’est des Pannoniens habitaient les Mœsiens et d’autres peuples placés au plus bas degré de l’échelle sociale, « les barbares des barbares 1 , » suivant le mot de Florus. Au-dessus d’eux venaient les Thraces, qui, confinant à la Grèce vers le nord, et séparés de l’Asie par le seul canal du Bosphore, rattachaient à l’Orient la chaîne des nations européennes sujettes de l’empire.
Grâce à ce voisinage de l’Asie, et à l’influence de plusieurs colonies grecques, principalement à celle de Byzance, ville libre, célèbre par ses pêcheries et son commerce, la rudesse, encore grande pourtant 2 , des peuples de la Thrace, s’était un peu adoucie; ils avaient adopté les enseignes, la discipline, les armes des Italiens 3 . Rome leur avait conservé leurs rois, qu’elle faisait et défaisait à sa fantaisie ; et ces rois, singes des proconsuls romains, s’étudiaient à copier dans leur cour à moitié sauvage la manière de vivre de leurs patrons. Cotys, qui régnait alors sur une par-
1. Mysiquamferi, quamtruces fuerint, quant ipsorum etiam Barban Barbarorum, horribile dictu est. Flor. , iv, 12. — Strab., iv, 206, 208. — Plin., lit, 29.