‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 59 sur 229 · Strab., i». — Plin., iv, 18. — Tacit., Ann., ni · texte numérisé non relu

Strab., i». — Plin., iv, 18. — Tacit., Ann., ni

3. Ule Barbarus et signis militaribus et disciplina, armis etiam romanis assueverat. Flor., iv, 12.

tie de la Thrace, était un bel esprit, amateur des lettres, et, si l’on en croit un poète latin, poète lui-même fort passable dans la langue latine 1 .

Cette langue en effet avait été importée avec la conquête dans toute la région occidentale de l’empire, non pas, comme en Orient, au seul titre d’idiome officiel ou même littéraire, mais en qualité de langage usuel, parlé d’abord par les hautes classes de la société, accepté peu à peu par la masse des populations, et employé conjointement avec les idiomes nationaux, auxquels il devait se substituer plus tard. Quant au grec, on l’étudiait dans les écoles d’Afrique, d’Espagne, de Gaule, comme une langue savante, illustrée par de beaux ouvrages ; mais la littérature latine passait la première dans les exercices de la jeunesse. Cette communauté de langage et de littérature avec l’Italie, jointe pour quelques-unes à la proximité de Rome, fut un des avantages notables que les provinces occidentales possédèrent dans l’association romaine, comparativement à celles d’Orient.

La revue que je viens de faire des races humaines qui entraient dans la composition de l’empire ; cette revue, si rapide qu’elle soit, démontre avec évidence, suivant moi, deux faits importants, sa-

1. Carmina testantur, quæ, si tua nomina dcmas, Tlirt'ïcium juvencm composuisse negcm.

Ovid., Pont., il, 9.

voir : que les sujets romains étaient encore bien loin du degré d’homogénéité auquel les institutions pouvaient les amener, et que, pour l’accomplissement de cette grande œuvre, il fallait, de toute nécessité, la direction d’un gouvernement unitaire et l’action du temps. ,

Page 1